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Audilo primo signo, sine mora scholas adeant

3. Ingressi fores collegii per aream ne vagentur, aut discurrant, sed in suam se quisque quamiirimum classera reripiat.

4-. Nullus ordiiiom sue sibi arbitrio eligat, sed illum cui praevio examine a moderatore studiorum fuerit ascriptus ingredialur.

5. A primo signo ad ultiroura , singuli in classibus leclionis et compositionis pensum assignatis deourionibus reddant.

6. Decuriones suorum diligentise vel negligentife rationem in schedulisad professorem déférant.

7. A scbolis, indicta causa aut non oblenta venia, nunquam absint. Qui abfuerint absentiœ rationem reddere leoeanlur.

8. Discipuli in classe dicentem professorera silentes et attente audiant.

9. Verbis obscenis et scurrilibus , indecoris spectaculis , natalionibus , popinis , impurisve choreis, et aliis id generis quibus juvenum mores depravanlur sibi interdictum esse sciant.

10. Pielate, modostia, ac diligentia qua generosara et ad prœclaranatam juvenlutem decet, invicem cerlent.

11. Nunquam verbis, conviciis , pugnis, nedura telis aut lai)idibus socios aliosve laedaiit.

12. Ad sacrum , hora consueta , sine strepiiu, conveniant, rosarium et Horas beatœ Virginis attente ac dévote recitent.

13. Singulis mensibus sacramento confessionis conscientias suas purgent, ad sacram vero sj^-naiim ex prœscripto tantum confessons accédant.

14. Qui aliter fecerit, et bas leges violaverit debitis pœnis subjaceal. Si quis vero malœfrugis sit in collegio eliminetur.

Hse leges semel promulgalai prima qnaqne mensis die in singulis classibus relegantur

APPENDICE

AUX ŒUVRES DU CARDINAL DE BÉRULLE

PRATIQUE DES VERTUS QU'ON DOIT SE PROPOSER DACQUbRlR DANS L'ORATOIRE.

Nous devons être persuaoés que c'est un de nos principaux règlements que de travailler à acquérir les vertus chrétiennes et eccîlésiastiques. Car la piété ne consiste |)as tant dans les exercices de la religion, que dans la disposition des vertus qu'on doit avoir gravées dans le fond de l'âme, pour s'y conformer dans les occasions. Choisissez donc une vertu toutes les semaines; adorezla en Jésus-Christ, et d«)nnez-vous à cedi\in Sauveur pour entrer dans ses dispositions par rapport à cette vertu, et pour renoncer à tous les empêchements que vous jiourriez apporter. Plus vous trouverez en vous de difficultés et de répugnance à les pratiquer, plus il faut instamment les demander à Dieu, et s'efforcer de les pratiquer avec plus de soin et de ferveur. Il n'est pas nécessaire de changer chaque semaine de vertu ; on pourra s'arrêter à une jusqu'à ce qu'on s'y soit affermi.

Tous les samedis , il faut se recueillir, et après avoir dit le leni Creator, lire les points suivants en forme d'examen , se reuosant un peu à chacun, et ensuite il faut lire la vertu qu'on veut se proposer d'acquérir; et après avoir reconnu que l'on n'a point celte vertu, ni la puissance de l'acquérir sans le secours de la grâco de Dieu . il faut la lui

demander avec humilité et avec ferveur pour la pratiquer dans les occasions, et ne laisser passer aucun jour sans en faire quelqu'acte ou intérieur, ou extérieur, en l'honneur des vertus toutes semblables qui ont paru dans Jésus-Christ et Marie.

Premier point. — Prosternons -nous devant Dieu dans une grande confusion de nousmêmes pour toutes nos infidélités à répondre à son amour, et au désir ardent qu'il a de notre perfection, et surtout pour tous nos défauts et indispositions que nous avons apportées à la pratique de la vertu que nous nous étions proposé d'acquérir cette semaine.

Deuxième point. — Entrons dans un grand regret pour une si grande faute que nous avons faite, manquant aux occasions qui se sont présentées à nous de la part de Dieu, pour faire des actes intérieurs ou extérieurs de celte même vertu , que cependant nous avons négligés, et dont il faudra rendre un compte exact à l'heure de la mort.

Protestons-lui d'être fidèles à l'avenir, 3t offrons-lui cette même vertu, que Jésus et sa sainte Mère ont pratiquée sur Ja terre pour suppléer à tous nos manquements.

Miserere, etc.

Ui73

AIM»i:.M»ICK.

vruTUs.

L'iSPIUV Im: r.CiMl'ONCTKtN.

Osl nue sninlt! Irislcsse «l'iitin Amo (jui géinil cl (|!ii .s'Iiimiilio de .>e.s I'auIc^s cl ûc (■elles (in procliaiii, (|iii soiil lo poids de sa ( orruplioii el de ses misères exUMieures, el «ini se v(»il (.Mitij^iiéo do Dieu el huiinie de sa eélesle pahie.

Celle verUi d<»il nous porter à seiilir imtrc cxlrôine in^ralilude el iioli'e inlidéliliJ d'a- V(»ir plusieurs fois oireiisé Dieu inliiiiiiieiil aiinabli', et (|iii nous a doiiiKj tant de iiiar- (jues de sa honlc", d'ôtre toujours e\f)Ob(is au «langer d(> l'olFeiiser el de pei(lr(; la grâce, eiilin d'ôlre Inujours iiicerlai/i de notre salut et de notre prt^dt'stitiatioii. l*eut-ôtre soiiunes-nous si malliourcux (jue d'avoir déjh cotiiMù la luoure de nos j'écliés et iJ"ôtrc eirac(is du livre de vie.

Hcgretler toute notre vie ees aiin(ies heureuses de notre première jeunesse, ce temps si [iréeieux, eeoulè cependant si inutilement, <Ians kMjuel n<jus avons eu des ailes pour nous porter au mal, aux vanités et aux voluptés trompeuses du siècle, cl n<)us n'aurons eu <pie des pieds engourdis [iour venir à Dieu, pour expier nos péchés et nous avancer dans la praticiue des vertus chréliennes.

Il faut (|u"à nos entretiens, à notre marche, à notre air, el à toute no'ro conduite, lout lo monde reconnaisse que nous sommes véritablement pénitents, pénétrés de douleur, de coni'usion et d'humililé, et prêts d'expier nos fautes par toutes sortes de privations et de mortifications. Ego atilem in fla(jcUa paratus sum , et dolur meus in conspectu meo semper. [PsuL xxvvii, 18.)

Daos ics conversations , rien de trop enjoué, n'user jamais de paroles ni de railleries licencieuses, ne se |>oiiit laisser aller aux ris immodérés, ni aux cnriosilés.superiliies; n'avoir point tro[ide soin de son cor()s el de sa santé, el aimera se [iriver, dans les conversations, promenades, repas el dans sa chambre, de certains adoucissements, plaisirslicites, Icsregardanlcomme j)ermiscl nécessaires quelquefois aux innocents, mais comme interdits à ceux (jui ont eu le malheur de perdre en tant de manières la grâce de leur baptême.

Ainsi la retraite, le silence, la [)rière, l'occupation, la morlilication de ses sens et de sa chair, comme trois moyens absolument nécessaires pour acquérir et |iour conserver res[irit de componction : Sedebit soliturius et tacebit quia levavit super se. (Thren. m, 28.) >'eiller avec grand soin sur soi-même pour n'entendre ni ne suivre les mouvements d'orgueil, de vanité el tle complaisance en soi-même el sur ses bonnes œuvres. C'est ce qui fait perdre en un moment toute la componction qu'on aurait ac(juise avec beaucoup de mal pendant longtemps.

Dans nos examens et dans nos confessions, ne nous point llatter el ne nous point dissi- UHilernos défauts, mais, a[>rès les avoir reconnus , devenir à nous-mêmes un jiige

01!l>rks courr. dl ne Ri iulle.

sévère, dem.indanl humblemonl à Notre- Seigneur une véritable contrition el un désir elfci lif de saustaire à sa justice {uir tous Jct nio\(.'ns possibles.

(!omme en (|ualité de prêtres el d'aspirant» h la prêtrise, nous sommes chargés de nos misères el des péchés des [leuides, il fiiul être sensible au déréglenienl (lu'on voii régner dans lo monde el dans l'etal ecclésiasti({uc, olTrir à Dieu iin cssamment des prières, tïiis (lénilt.'nces eldes ^acrilicespour la conversion des péchcura el pour lo salut des âmes, el surtout de celles (hiul nous sommes chargés.

I.orsquo vous serez régenl ou que vous aillez (|uel(jue autre <;m|)loi qui vous oblige de châtier el de corriger les autres, il faut auparavant bien prier et gémirdevant Dieu, el reconnaître que vous êtes beaucoup plus coupable |iar vos fautes intérieures, donlDieu seul con.'iaît lénurmilé, que ceux que vous (Orrigez.

Puisque Dieu, par sa miséricorde, a bien voulu nous destiner à l'aimer el à le posséder éternellement, il faut soupirer sans cesse après l'heureux moment qui nous délivrera de ce corps de péché, demander instamment 5 Dieu un grand désir pour les biens éternels, et, pour cela, s'établir, avant que la morl arrive , dans, un entier détachement des plaisirs, des honneurs eldes avantages du monde; s'accoutumer de bonne heure à mourir à son es[)rit et à ses sentiments, à ses inclinations, de peur que le moment terrible no nous sur|irenne encore liés à la terre [>ar quelqu'endroit.

C'est la componction qui fait que l'on ne donne pas aisément entrée dans son cœur à la vaine joie et à la dissipation, qui est, pour ainsi dire, la cruelle meurtrière de la véritable piété, et qui tient toutes les parties de nos sens ouvertes à toutes sortes de relâchement. Un cœur contrit est toujours recueilli en soi-même, ouvert à Dieu seul el fermé à lout le reste.

Pour obtenir cet esprit, adressez -vous à Jésus-Christ, adoiez-le dans l'état de sa vie humble, laborieuse, éloignée de toute joie et de toute consolation humaine. Ne cessez jamais de lui demander avec beaucoup de foi, d'humilité et de confiance, cet esprit de COU) ponction Cibahis nos pane lacrymarum^ et potum dabis nobis in lacrymis inmensura. [Psal. Lxxxix, 6.) — Le meilleur moyen de le conserver dans son cœur, c'est de vivre toujours dans la crainte des jugements de Dieu, imitant les saints qui ne perdaient jamais de vue leurs iniquités passées, qu'i.i refiassaient dans l'amertume de leur nœur : Recogilabo tibiomnesunnos meos in amaritudine animœ meœ {Isa. xxxvni, 15); ni les années éternelles qui les doivent suivre : Cogitavi dics antiguos et nnnos œlernos in tnente habui. (Psal. Lxxvi, G.)

11 faut donc se remettre souvent devant les yeux l'étrange sé|>aration que la mort fera un jour de tout ce que nous aimons sur la lierre, lo compte exact el terrible qu'il faudra rendre, même des paroles inutiles^

c*:ivRt:s coMPLEiLS DL caulmnal de berllle.

l'inflexibilité et la sévérité (ies jugemen-ts de Dieu, ]es lourmenls terribles que les damnés souffriront dans l'enfer, et les peines que la justice de Dieu fait souffrir dans le purgatoire aux âmes qui ont pris quelques légers plaisirs hors de l'ordre de Dieu, ou qui n'ont pas assez fait pénitence sur la terre; ou enfin notre extrême ingratitude à répondre avec fidélité aux grâces que le Seigneur nous a faites en nous appelant dans Ja congrégation. -i

Se souvenir que c'est aux âmes qui passent leur vie dans les larmes et les gémissements de la componction que Dieu promet les consolations éternelles : Beati qui lugent, qnoiiiam Deiim ipsi videbunt (Matth. v, 5j ; et qu'après que nous aurons vécu dans les pleurs et la pénitence, et tandis que le raonde ne pensait qu'à se divertir, il viendra un temfis où le monde regrettera, mais un peu lard, les plaisirs passés, et nous entrerons dans une joie et un bonheur qui ncitinira jamais : Plorabitis etflebitis vos,mundus aiitem gaudebit; sed trislitia veslra vertetur in gaudiiim, et gaudium veslrum nemo tollet « vobis. [Joan. xvi, 20.) Ainsi soit-il.

l'humilité

Celte vertu consiste à céder aux autres aut.'^ni (ju'on le peut; se regarder eftectiveraent conuTie le moindre et le plus indigne de tous, et agir en conséquence. Unctio Spiritus docebitvos. (1 Joan. ii, 27.)

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