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fl sti mcKrc iiissnsiMoinont nu-ilcssiis des lontalions sur rolle iiiflli(''r(', iiftn pns t.iiil l^ar des efforts notnri'ls cl uni; vigiWiiM o inquiète et srrnpiilciisc, (juc |)nr riiuiuili.uioii sincère de nos |iè<liés liasses, par un retour lidèlc à J6>us(^lirisl , disnfii dans In sentiment de notre f,-»ililr.'sso : Jésus nnmlnr castitalis miserere nohis. Homme, casiitnlem jubés, da (juad jubés et juhe quod vis. Domine, ii^mo potesl esse conlinrnx, nisi lu dedcris. Après cola attendre en piitionro le retour de la grâce, en s'a|)|ilii|i;anl ou à ses èluiies, ou à la prière, ou même divertissant s<tn esprit par (juelcpie chose d'agrèable .«-ans s'.imu>rr à résister 1*1 ses pensées; car les l'Ulations ne se surnuMitent (pjc par la fuite.
Quoiipi'ii V ail longtemps (juc vous n'avez pas été tenté, et quelque progrès que vous ayez (ait d/uis celle vertu, ne vous tenez jamais assurés. >eillez toujours et proliiez de cet «vis de saint Jérôme : yunfjuam in prœtcrila caslitaie confidas, nec David sauriior, uec Sumson furlior, nec Sulomûm pot» ris esse sapienlior. Ainsi soil-il.
LA roi.
Cesi une vertu jiar laquelle croyant fermement tout ce que Dieu a révélé dans l'Ecriture sainte et que l'Kgiise nous propose, soit qu'il soit écrit ou qu'il ne lo soit i^as, nous conformons à celte c;éancc nos pensées, nos désirs, nos paroles et toute la vonduito de notre vie. Ce qui doit nous affermir dans celle vertu, c'est ^m'i7 est impostible de plaire à Dieu sans la foi : « Sine fide impossibile est placere Deo [llebr. xi, 6); » 2° que Dieu étant la vérité essentielle qui no peul nous lrom[)er, il faut que nous ayons une [ilus grande certitude des choses que la foi nous découvre, que de celles que nous voyons de nos [iropres yeux; 3° que Dieu, étant la justice el la sainteté souveraine, et tout ce qu'il fait h notre égard étant un elTel et une preuve de l'amour qu'il a pour nous, il est de notre devoir de croire et d'obéir fidèlement à tout ce qu'il nous ordonne, quelque impossible qu'il paraisse à notre esprit cl (|uel(jue dur que nos inclinations le trouvent.
Avoir une grande reconnaissance pour la grâce de la foi que Dieu nous a donnée au baptême, el qu'il nous conserve à présent, tandis qu'il laisse une infinité de gens soit dans l'infidélité, soit dans l'hérésie, qui auraient [leut-être fait un meilleur usage des vér.ités el des mystères que nous connaissons, si Dieu leur en availdonné la connaissance. C'est ce qui doit nous [)Orterà retrancher tant de lectures inutile«, tant d'entretiens et amusements supertlus, et tant de f>enbées vides; el arrêter cet emfiresseicent qu'on a souvent dans la congrégation de vouloir tout voir, tout savoir, el contenter sa curiosité en toutes choses, surtout dans les sciences qui n'ont pas beaucoup de rapport à l'étal ecclésiastique. Tout cela e«t indigne d'occuper un esprit qui peut si utilement s'appliquer à se remplir el se nourrir des grands objeu el des grandes ventés
que la foi nous présente dans J'Ecriluro sainte.
Kii lisant l'Kcrilure sainte, les sauilsPèros les livres de piété, en étudiant la théologie, en assistant à des conférences et ^ î» des prédications, la première chose qu'il faut taire est de renoncer à son esprit, à ses lumières et A sa curiosité naturelle, regardant les vérités fju'on lilou ce qu'on entend dans la simplicité el la docilité d'une foi hiimbfe et obéissante, qui aime à ne [loinl raisonner, mais h s'aveugler sensément dans les choses qui sont au-dessus de la raison humaine.
Lorsque, lisant les historiens et autres auteurs profanes, on trouve de beaux exemples de vertu, on doit les envisager par les yeux de la foi : Laudantur uhinonsunl, crucianlur ubi sunl^ disant avec saint Augustin : De quoi leur ont servi ces belles actions sans les lumières de la foi? Peut-être la plupart de celles que je fais sont semblables aux leurs, stériles el inutiles pour mon salut, n'étant pas faites dans l'esprit d'une foi vive, animée d'une ardente charité. Lorsqu'on y trouve des actions criminelles et des maximes pernicieuses, il faut reconnaître humblement que nous serions capable.*» des mêines égarements, si Dieu cessait do nous aider et do nous soutenir par sa grâce. Il faut accoutumer les écoliers à faire ces sortes de réllextons.
Comme l.e Chrétien vit de la foi : Justus ex fide viTi) {Galat. m, 11), il faut juger de tentes ces choses, parler el agir en toutes choses, selon les principes de la foi, el lire pour cela le saint Evangile avec avidité, en esprit de prières. Ainsi regarlcz avec mépris, et, s'il se peut, avechoireur, non-seulement les richesses, les honneurs el les plaisirs qu'on cherche si fort dans le monde, m?Ms même le trop grand soin que l'on a dans les communautés de conserver sasanté. ou d'éloignertoul ce qui peut tant soit peu humilier, gêner, mortifier la nature; de mener une vie aisée et commode, éloignée de toute peine, de tout assujettissement et de toute dépendance, foules ces dispositions sont directement opposées à ce premier principe de la foi et de l'Evangile, qui consiste à renoncer à soi-même, et à porter chaque jour sa croix.
Pour les avantages, soit corporels, comme la qualité, les richesses, être bien fait, être habile en certaines choses, soit spirituels, comme un bel esprit, une bonne mémoire, de grands talents pour les sciences, pour la prédication; regardez tout cela comme des choses qui peuvent mettre de grands obstacles à notre salut, non par elles-mêmes^ mais eu égard à la mauvaise disposition de notre cœur, qui est porté 5 en faire mauvais usage. Si Dieu ne nous a donné aucun de ces avantages, l'en remercier humblement, nous ayant ôiéde grands sujets de lentations ; si nous en avons reçu quelques-unes, ne les employer que pour la gloire de celui de qui nous les tenons. Veiîlons cependant et craignons beaucoup de nous laisser emporter, par l'orgueil.
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C'est la foi qui noi>s doit faire recevoir avec joie ou au i joins avec patience les maladies et tous \ei accidents de la vie, les envisageant non en nous-mêmes, mais selon les règles de la divine Providence, sans laquelle il ne tombe pas un seul cheveu do notre tête, et les recevoir avec une entière soumission à la volonté de Dieu, et avec égalité d'esi)rit, nous en servant pour Téternité. Souiïrir tout avec amour, et se détacher de plus en plus de la terre dans l'espérance d'acquérir un jour cette récompense éleriielle,que Dieu a promise à ceux qui vivent de la* foi. Ce sont les sentiments que la foi inspire qui nous font trouver notre bonheur et notre consolation et notre repos dans la retraite et dans le silence, dans la vie cachée et inconnue, dans l'éloignement des créatures et le mépris du monde, dans la mortification de nos sens et de nos passions, dans la prière et le recueillement continuels, et dans la méditation des années éternelles et des jugements de Dieu.
Pi-icr souvent Jésus-Christ de nous donner cette foi vive qui opère le salut ; Domine, udauge nobis fidein. {Luc. xvii, 5.) Credo, Domine, udjuva incredulitatem meam [ Marc. i\, 23, ) Ôstende fidem tuam ex opcribus. [Jac. II, 18) Fides sine opcribus morlua est. (/624.,20.) Ainsi soit-il.
DE l'espérance.
C'est une vertu par laquelle nous attendons de jouir un jour de notre éternelle félicité, qui n'est autre chose que Dieu même, dans la contlance que Dieu nous donnera les secours nécessaires pour y arriver.
Considérez et pesez attentivement l'importance, la grandeur de l'objet de notre espérance : Ego cro merces tua magna nimis. {Gen. XV, 1.) Quittez tout, au moins de cœur et d'affection, richesses, honneurs, plaisirs, repos, avantages de la vie pour se rendre dignes de cette félicité.
Dans les difficultés, tristesses, abattements, persécutions, maladies, médisances, sécheresses, aridités et autres maux, soit intérieurs, soit extérieurs, qui sont les suites inévitables du péché, et dont le chemin du ciel est rempli, élever les yeux et les tenir attachés vers cette glorieuse éternité, et soupirer après ce pays de vérité et de félicité, et dire avec saint Augustin : £Iic ure, hic seca , modo in œternum parcas. Seigneur, ne m'épargnez ici, afin qu'il ne me reste rien que de jouir de vous dans l'éternité ; et s'animer atout souffrir avec joie par les paroles de sa\ni P(\u\: Nonsuntcondignœ passiones hujus temporis ud futurnm gloriam quœ révélahiturin nohis. {Rom. viii, 18.) Momentnneum et levé (ribulationis nostrœ supra modum in sublimitate œternum gloriœ pondus operatur in nobis. {II Cor. iv, 17.)
C'est la vue de celte félicité qui nous doit faire aimer les croix, les regardant comme des faveurs que Dieu nous fait; et souvenons-nous qu'une petite moriification, une huQiiliation, une légère peine soufferte dans l'esprit de Jésus-Christ, une pénitence d'un