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|icif('t'lif)ns s.uis se coirigor. Il faut au ron- Irairo so corrim'r sans se IrouMor, <nr «c iroiiMe est toujours un»; ii(iuv(IIc5ii)urrc<U'S I lus grandes im|)<'rfiMlioris. Il faut avouer in- H«>(iûiueiil «lovant Dieu et devant les lioniuies, ses fautes et ses vices, s'en humilier, et prendre avec couraije les arnies pour les < omhaltre; recevoir avec une grande soumission et égalité d'esprit toutes les peines et adversités «lui nous arrivent, comme niala- <iies, huniiliation'^, nKjitilications, pertes, mépris, froid, diaud, les regardant non «ouune des maux, mais connue des grAces <le notre l*ére céleste (iuisailc«» (pii nous e^t nécessaire, et dire en tout cela eo(nme le «■aint homme Joj). ( i, ii.) Dominus (ledit , Dominus ahslnlit, sit nomen Domini brncdiclum. I,ors(ju'oii se sera laissé aller au trouille à cause ipi'on aura suivi un peu trop le mouvement de ses liassions, soit par les impressions que les accidents de la vie feront sur notre ûme , la première ( hose qu'il faut fair?, c'est de rentrer au plulùl dansle calme ji.ir la mortification de ses désirs déréglés, et par la soumission de notre volonté aux ordres de Dieu. Ne donner jamais entrée aux scru|iules mal fondés qui ne sont pour l'ordinaire ipie l'etrel d'une dévotion irréguliére, et iine illusion du malin esprit pour nous empocher de faire quelques progrès dans la véritable piété. Car il arrive souvent que, lorsqu'au lieu de s'humilier et de travailler h se coiriger des plus légères feintes, on s'en trouille, on s'en infjuiète, tandis qu'on se laisse aller fort librement à de plus grandes imperfections, et à une grande dissipation d'esprit, on est attaché à son esprit et plein d'amour-propre; on se croit plus clairvoyant c|ucceux qui nous conduisent. Pour remédier h celte maladie spirituelle, il faut marcherardemment dans le service Dieu avec une intention droite de lui plaire en tout ce que l'on fait, découvrir avec simiilicité et sincérité ses peines h son directeur, suivre aveuglément ses avis. Dans les conversai ions, n'ôiie pas attachée son sens; ne contester jamais avec personne mais cétier humblement aux autres en tout ce qui se peut selon Dieu, ne railler ni critiquer les autres. Ktre doux, honnête, charitable, jilein d'estime et de rcsjtect pour tout le monde ; n'écouter ni les [ijaintes, ni les murmures, soulfrir sans se plaimlre ce qui se fait dans la communauté contre notre avis ; enfin voir les défauts des autres sans aigreur et sans émotion, mais avec patience et crainte pour soi-même; car c'est une'charité mal réglée de vouloir corriger toutes les imperfections (les autres surtout lorsqu'on n'est pas en cHarge. Toutes ces dispositions sont la source de la vraie paix de 1 ûme. Ne faire jamais rien avec préci|iiiation et en)i)ressement, mais avec égalité et uniformité d'esprit et de conduite, avec recueillement, se conservant [arlout dans la motleslie intérieure et extérieure, conservant toujours un grand empire sur ses sens, sur sa curiosité, et sur toutes ses passions. (îarder une grande uniformité dans tout le détail de la journée,
tout changement nuith la[iaix de l'ilme. Klre txijoiiis le môme, tant «Jans la prospérité que dans les choses fâcheuses ; ne se point trop abattre dans celles-ci, ne se [loinl trop laisser allcT h la joie dans l'autre. Olto fiaix intérieure est la voie la plus courte pour arriver h la perfection, parce que pftr ce (aime des jiassifuis, toutes les venus deviennent extrêmement faciles, leur acquisition n'étant dillicilc (pi'ii cause de l'opposition quo nous sentons du côté des pasMons. Cette paix est aussi la [dus grande disjiosiiion pour recevoir Dieu en nos cœurs, et urto âme (jui se laisse troubler par les piissiout, les scrupules, peut dire qu'elle trouble et emji6( lie le lepos que Dieu voulait ircnditi en elle. 11 ne liut point so lasser de la (demander à Jésus-Christ.