CHAPITRE XVIII
l'aME REND UONNËUR A MADELEINE COMME SUIVANT LE FILS DE DIEU ET HONOBÉE DE SA CONVERSATION EN DIVERS LIEUX.
1. Madeleine adore la divinité, aime rhumanité, admire la sainteté de Jésus : elle pose fixement ses regards sur ce divin objety et par cette voie elle l'attire en son cœur ; et il s'imprime lui-même en elle sans cesse. — IL Les pieds de J:sus sont le
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rXEVATlON SUrt SAINTE MADELEINE. — CllAP. XIX.
l)rincij)(il sijour de Mndrhiue. - Ses larvics tirent les larw.cs des yeuj de Jésus, et il ne lui donne p(ts seulcinmt des larmes, mais des miracles et le plus (jrund de tous ses viiracles.
l.Piiisjo ni'élrvo dnns les itriiicipnux exercices (le voire vie el vous révùic comme suivant, le Fils de Dieu pas h pas, coiimio le servant (le vos hiens et nourrissant la vio de celui qui est la vie el l'auleur de la vie ; jo vous révère comme allenliveh sa parole, comme rocc\ant son es|)rit, comme adorant sa divinité, roiiuno nimant son liumaniK'', connue admii.uil sa .sainlelé, comme posant saintement, fr6(]iuMuinenl et lixemenl vos regards sur ce divin ohjel ; connue l'attii"anl à vous, comnio vous livrant h lui ot connue recevant sa giâce et son amour. Kt je l'adore lui -môme «onune s'imprimanl en vous et vous ( onnnuniiiuant ses cjualilés liantes, rares cl divines.
II. Je révère vos demeures et vos séjours mentionnés en l'Ivriturc, séjours (Je grAce el d'amour nonpaieil, la salle du pharisien, le cliAtcau de Marliie, le bourg de liéllianie, la ville de Jérusalem, la province de Judée et llaliiée, le désert de vos Irentc années ; href, la Croix, le calvaire, le sépulcre, les Olives et tous lieux maniués des pas du Sauveur el signalés de voire amour. Mais surtout je révère les pieds sacrés du Fils «le Dieu, qui est la meilleure, la plus haute cl la plus assidue école de votre Ame. Je vous révère h ses ])ieds cliez le pharisien, chez Marthe votre sœur, chez Simon le lépreux, aux champs el aux villes et nommément en la j)laine de Béthanie, suivant Jésus pas à pas en son voyage vers le sépulcre du Lazare. O heureuse campagne où vous rencontrez Jésus et le navrez d'un nouvel amour vers vous comme il vous navre aussi d'un nouvel attrait et amour vers lui. Car il pleure en vous voyant pleurer,il pleure sur vous en vous voyant pleurer sur YOlre frère, et vos larmes savent bien tirer des larmes encore })lus précieuses que les vôtres de son cœur pitoyable et sensible à votre douleur et amour. Mais il ne sullit pas à son amour de donner des larmes à vos larnies, il veut y donner des miracles et Je plus grand des miracles, la vie tie celui (jui était mort de quatre jours. Là Jésus lit double miracle, el miracle de vie, l'un intérieur et l'autre extérieur ; l'un sur vous et l'autre sur le Lazare ; car, tandis qu'il donnait vie à ce corps mort, il donnait encore plus une nouvelle vie à votre âme ; et en une vie plus hanie, plus divine, plus miraculeuse, car si l'une de ces deux vies nouvelles était miraculeuse en la nature, l'autre était miraculeuse en la grâce.