OIS
VOTLX A JESUS ET A MARIE. - PERSFXITIONS QL'ÎLS ONT EXCITEES.
repos et In IniiiqniHito de Idus I(!S aulres? N(; prêtiez pns e\(Mn|tle sur ces oisenux ; ils ne sonlMiK! dans r/mli(piilt' païenne, et non dnns In loi de Dieu. >Ini.s imite/. filutAl les colornhes ^éniissnnles, paciTh^ues el résidant dans les trous de In pierre, (jui est Jùmis. ï.p monde vous dit ces choses en son cceur ; et Dieu vous ledirn un jour, lorsfpi'il viendra examiner en ses entants, mùme une parole oiseuse, cl leursoitions les plus saintes et les plus puros ; et connue il dii lui-mùme, lors.pi'il viendra jii^^er mfinie les justices el les puissances snpiùmes et légitimes, en leurs fonctions légitimes et suprêmes : lùjn jnstitids judiciiho. [l'.tal. l\xiv, 3. ) Nous vous prions de le considérer, Messieurs, el vous déclarant que nous voulons vous honorer selon vos mérites ri (pi.nlités. et sfdon les devoirs de la «harité cln■élienIM^ Dans les ternies de ce res|ect, nous vous [irions d'être les prenuers juges de vous-mêmes, et d'acréerque nous appellionsde IMiilippe à Philippe, de vous-mêmes à vous-mêmes. Prenez garde, s'il vous plaît, (jue vous n'êtes ni pasleurs, ni docteurs, ni incpiisiteurs en la loi; que ce zèle h l'encontre do nous et de ce fopier esl surahondant, et passe votre condition; (juc le [luhlic sera éditié de votre silence el modestie, et qu'il y a de meilleurs sujets pour employer votre zèle el vos fonctions. Que si ce nonobstant vous continuez encore en vos discours, en vos libelles, en vos inquiétudes, nous croironsdevoir à Dieu, au public el à nous-même, une plus forte com- })lainte et une plus juste défense.
XXIII. L"s [jublicaleurs de cet écrit en ont voulu aussi être les parrains, et il leur a plu le nommer le quatrième vœu de religion. iMais ils se trompent, et trompent les lecteurs, et ce titre esl su|)posé jtar eux ; car le papier qu'ils ont eu et qu'ils ont exhibé n'en avait (loint. Ce titre est faux et impertinent en plusieurs instances; car si lesHU. PP. Carmes fonlce vœu, c'est le cinquième el non le qu.ilrième, puisqu'ils en font quatre auj aravani ; si les RU. PP. Jésuites le font, ce sera le neuvième, car ils en font déjà huit ; si les \\\\. PP. Chartreux le font, ce sera le deuxième, car ils n'eu font qu'un (28). Ce que je dis, non pourblAnier leur saint ordre et leur vœu, lequel étant unique et solitaire , contient tous les autres en son éminence, comme leur ordre, selon le jugement, de l'Eglise, devance tous les autres en son autorité, en sa solidité et en sa prééminence. Il y a plus; car les KU, PP. Chartreux , Jésuites et Carmes, le faisant, ce sera le second, le cinquième, le neuvième vœu de religieux; mais ce ne sera pas pourtant le vœu de religion. Ces deux termes sont bien diirérents, et ce vœu étant intérieur et non extérieur, étant particulier et non public, étant simple non solennel, ne peut être ni le deuxième, ni le quatrième, ni le neuvième vœu de religion. Ainsi se voit clairement, qu'au frontispice de leur ouvrage, ils ont gravé une marque signalée ou
d'ignorance, ou bien de fraude otdeYalomnic. X\l\'. Mais ils dirent mieux qu'ils ne jiensent, cl Dieu conduit leur plume ne condiiisani pas leur esprit et leur science, et ils UK! donnent sujet de dire : Que c'est un vœu, et un vœu primitif; que c'est un vœu île religion, et de religion [irimitive. Car c'est un vœu de religion, non au sens nouveau, nu(|uel ce terme est pris dejiuis quelques siècles en l'Kglise; mais en un sens fondé en l'Kcritnre et en l'usage de l'Kglise ancienne, où les premiers Clnélions .-ont afipelés : Viri rclit/iosi ri timrnlrs iJcnm. [Act X, 2.) Lors il n'y avait point de religion, et tout le nifindo chrétien était religieux, el maintenant il y a (piantité de religions et mriins de religieux. C'est un vœu donc de religion, au sens que la primitive Eglise a usurpé ce terme, et ce n'est pas un vœ'U propre el affecté à aucun ordre religieux, soit monacal, soit cénobite, soit mendiant, soil aucun autre, fondé saintement et utilement dans le progrès de l'Kglise. lùi un mot, c'est un vœu de la religion de Jésus, dont il est lui-mêm'.- en sa proj»re personne l'aulcur el Tifislituleur, dont la sainte Vierge est la première cl la jilus ancienne | rofesse, et dont les apôtres sont les premiers et les plus anciens supérieurs. C'est un vœu, non deuxième ou quatrième, ou r.euvième de religion, mais un vœu primitif, fondé dans les devoirs jirimilifs de la religion chrétienne. Vœu vraiment de religion, mais d'une religion non nouvelle, mais ancienne, et aussi ancienne que le salut el le nom chrétien publié en l'univers. C'est un vœu non d'une religion, qui a son commencement en la terre, mais u'une rel:gion qui a son origine au ciel, et son auteur au ciel et en la terre, comme maître et souverain de la terre et du ciel. G'e^l un vœu non dune religion mesurée du temps, el que le temps finira en la terre, mais d'une religion qui de la terre passe au ciel, et ne sera mesurée que de l'élernilé. Non d'une religion, qui a quelque saint ou serviteur de Dieu, [tour son insliluteur, qui a quelque forme jiour sa conduite et sa règle, qui a quelque habit extérieur pour sa ditférence, mais d'une religion qui a le Saint des saints, elle Fils de Dieu môme pour son auteur ; qui a le rond de la terre i)Our ses bornes, quija l'Evangile pour sa forme et sa règle, qui a pour son habit Jésus-Christ même, dont elle est heureusement el glorieusement revêtue; religion solennelle, primitive el suprême, au regard de laquelle toutes les religions sont postérieures et subalternes, et 5 laquelle toutes les religions, plus elles sont [>arfaites plus elles font profession de servir selon l'esprit de l'Apôtre : Cui servio in spirituDei. {Rom. I, 9.) Religion qui a pour son vœu et pour son serment, de renoncer au monde, au diable et à soi-même, et d'avoir Jésus- Christ pour son souverain. C'est le vœu et c'est la profession solennelle des Chrétiens au baptême, et les docteurs de l'Eglise, el
(•2S) Vasqiez. in 1, 2, disp. IGo.