AU DUC DE JO YEU S E. 2 I
La parole et le Jeu qui les Amans conjoint,
Les baisers colombins ne vous défaillent point;
Que chaque membre face en si doux exercice,
Comme poussez d’amour, tout amoureux office ;
Et de votre bon-heur heureusement contens ,
Cueillez sein contre sein les fleurs de vos Printemps. Car l’âge le meilleur s’enfuit dés la jeunesse ,
Et en sa place vient la mort et la vieillesse.
Je voy, ce semble, Hymen protecteur des humains, Le brodequin és pieds, le flambeau dans les mains, Hymen conservateur des noms et des familles, Séparer en deux rangs les garçons et les filles,
Et les faire chanter à l’entour de ton lit,
Esclairez de son feu qui ta nopce embellit.
J’oy déjà de leurs pas la cadence ordonnée ,
J’oy toute la maison ne sonner qu’Hymenée,
Et le cornet à l'huis faire un bruit, pour n’ouir Les cris , qui en pleurant la feront réjouir.
La concorde à jamais en ta maison séjourné;
Y séjourné la Foy, et que l’an ne retourne Sans un petit Joyeux, qui ressemble à tous deux. Pour faire pere et mere ensemble bien joyeux;
Afin que ta vertu d’un tel Prince appuyée ,
Et au sang des Lorrains d’un nœud ferme alliée, Luise un nouveau Soleil , privant de sa clarté Ceux qui seront jaloux de ta félicité.
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LES ELEGIES
ELEGIE I