‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 14 sur 138 · La Beauce et la Champagne · texte numérisé non relu

La Beauce et la Champagne

2. Allusion à la Corne d’Amalthée, où la fertilité de toutes les choses du monde étoit.

Eclogue I. $!

Et n’ont jamais souffert qu’une force estrangere Ait pillé dans nos bois ny troupeaux ny bergere;

Mais à coups de leviers, de houlette et de dards Ont tousjours repoussé les larrons de nos parcs !

Elle a produit Renault et Rolland , et encore Un Ogier, un Yvon, et toi, Carlin, quiore Croîs pour estre l’honneur des peuples et des rois, Afin que toute Europe aille dessous tes lois. «

France, que dirons-nous encor de tes mérites ! (a)

a. Les 1 8 vers qui précèdent le renvoi sont remplacés dans l’édition de 1 584 par ceux ci :

C'est cette bonne mere en semence fécondé,

Dont le germe a produit les miracles du monde ,

Ces braves chevaliers aux armes prompts et chauds ,

Ces Tristans(i), ces Ogers{ 2), cesRolands, ces Renaulds , Et ce grand Charlemaigne , et Martel (?) qui dévoré Les ans par son renom , et toy , Charles , encore ,

Qui crois pour devenir la splendeur de nos rois ,

Afin que toute Europe aille dessous tes lois.

C'est la mere fertile abondante en la race D'hommes, masles esprits, qui} des daignant la masse De la terre brutale , ont poussé jusqu'aux deux Non seulement le cœur, mais le soin et les yeux ,

Aux astres attachez par la philosophie ,

Et du grand Jupiter ont gousté l’ambroisie :

Un Turnebe(q), un Budé, un Vatable, un Tusan (f),

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