PR i6op-i6^o, Bl, ML Plus que devant (texte rajeuni
1. Le poète poitevin Bertran Berger (v. ci-dessus Odes, 1, xv).
2. Rapprocher de tout ce passage le sonnet cxxix des JRé'^rf ^5. Ronsard, aussi bien que Du Bellay, a pu prendre l'idée à l'Arioste, Orl. fur. XLYl, i-xix (cf. Vianey, Pètrarquisme en France, p. 350 et suiv.).
3. C'est Maclou de la Haye qui « est allé à Rome pour le Roi », et René d'Oradour en Anjou. Le premier a fait allusion à sa mission en Italie dans ses Œuvres (v. notamment le Chant d'amour, ff. 14 et 15). Sur ces deux personnages, v. ci-dessus Odes, II, xi et xii.
4. De ce fait que Du Bellay n'est pas nommé parmi les amis littéraires qui fêteront le retour de Ronsard, on ne peut pas conclure que Du Bellay n'était pas à Paris, et surtout qu'il ne connaissait pas encore Ronsard quand cette ode fut composée. Ronsard connaissait intimement Ant. de Baïf depuis quelques années, et pourtant il ne le nomme pas. L'argument a silentio n'a ici aucune valeur.
J'ai délaissé & court, & Roi, & Prince Oùj'estoi bien quand je les vouloi suivre % [158V0] 45 Pour recompense aussi je me voi vivre
Et jusque au ciel d'ici bas remué ^ : Ainsi qu'Horace en Cigne transmué J'ai fait un vol qui de mort me délivre ^.
Car si le jour voit mon euvre entrepris, 50 L'Espaigne docte, & l'Italie apprise,
Celui qui boit le Rin, & la Thamise Vouldra m'apprendre ainsi que je l'appris, Et mon labeur aura louange, & pris :
Sus, Vandomois (petit païs) sus donques 5$ Ejoui toi si tu t'éjouis onques,
Je voi ton nom fameus par mes écris 4.
50. ^o,ç2, PR1609, i6^oap^risesansponci.(PR i6i'^-a^, Bl,MLcorr.)
1. Sur la date où Ronsard quitta la Cour pour travailler avec Dorât, voir mon édition critique de la Vie de Ronsard par Binet, pp. 91-93 et 98.
2. Rapprocher trois strophes d'une ode de Du Bellay à Ronsard, publiée en 1549 dans ses Vers lyriques (éd. des Œuvres, par Chamard, t. III, p. 20, V. 103-120),
3. Souvenir d'Horace, Carm, II, xx, 1-16. Cf. Du Bellay, Vers lyriqîies, xiii (éd. des Œmw«, par Chamard, t. III, p. 52, v. 25 et suiv,).
4. Cette strophe est une habile transposition d'Horace, Carm. II, xx, 17 et suiv. — Cf. Ronsard p. lyr., p. 365.