Voir ci-dessus Odes, III, xxvii
î. Cf. Du Bellay, De^^wce, II, vr(éd. Chamard,p. 256 et suiv.); Ronsard Abbregé de l'Art poétique français (Bl. VII, 53S"336); préface posthume de la Franciade (Bl. III, 33-54) ; Marty-Laveaux, Appendice de la Pléiade françoise,X. I, p. 421-424; t. II, p. 50 et suiv. ; F. Brunot, Histoire de la langue française, t. II. p. 182-188 ; P. Laumonier, Rev . Ren., 1901, pp. 254-255, article sur VArt poétique de J. Peletier, et R. H. L. 1903, p. 271, n, 5. On voit parce remarquable passage, et par ceux que nous en rapprochons, avec quelle ardeur les membres de la Brigade se sont faits les avocats de Tidiome national.
Ronsard, II. 14
En la seconde Ode de Jan Dorât en la sixiesme pose '. De sa mère Yapprentif) C'est Orphée jouxte Horace : Arte materna rapides morantem fluminum lapsus, & le reste.
165 En l'Ode de Bertran | Berger en la sixiesme pose. A sa Tor- [J tue bahiîlarde) C'est à dire, à son lue, qui fut patronné ou à la vérité façonné de la couverture d'une tortue. Telle description est au long dans l'hinne de Mercure en Homère.
Au veu à Phebus Apollon, pour guarir la Valentine du Conte
1 70 d'Alsinois . 0 Père, ô Phebus Cynthierî) En ceci nostre poëte a industrieusement montré la manière de faire des veus comme les Antiques, bien qu'aujourdhui telles inventions mécontantent l'oreille de nos rimeurs, pour estre du tout ignorans des bons poètes Grecs, & principalement d'Orphée, qui en son hinne
175 d'Apollon, lequel se commance sXôè [xàxap 7raiàv,TtTuoxTov£, ^oïês Xuxcopeîî, ne se contante pas seulement de quatre ou cinq epithetes, convenables à ce Dieu, mais d'arache pié, il en redouble une quarantaine du moins, tant l'abondance des adjectifs a tousjours semblé belle aus anciens, soit en hinnes ou en veus. — En
180 la septiesme pose. Par toile dons enchantement') Jadis les médecins fils d'Apollon souloient guarir les maladies, partie par breuvages, & sections, partie par unguents, & enchantemens jouxte Pindare en ses Pythies parlant d'Esculape : Toùç [xàv {JtaXaxaTç sTraotSaï; afÀcpsTTwv, TOÙç 8e TTOOCJavéa Trivovraç, 7^ •^mIok; TrepaTCTtov
18) 7:àvToÔ£v I cpàcjxaxa,... *. — En la neufiéme pose de l'Ode [i même. Et celle qui boutonne aussi) Sur le mont Caucase naist une herbe du sang des poumons de Promethée, rongés par l'aigle,
162. On lit en la première Ode. Or il ne s'agit pas de rode xi, niais de l'ode XIV du livre I.