Exil d'Athanase
Concile de Constantinople : réaction arienne.
Marcel, évêque d'Ancyre^ attaché à la foi de Nicée, déposé.
Mort subite d'Arius, pendant le concile.
Si les détails de sa mort, tels que les rapporte Athanase, sont vrais, comme on ne peut croire au miracle, il faut croire au poison.
Constantin s'efibrce d'entraîner le solitaire Antoine dans le parti d'Arius; ce vieux moine (quatre-vingt-six ans) tient bon pour Athanase et berne l'empereur.
Antoine est ici l'expression de la méfiance populaire vis-à-vis des Césars. Ils avaient beau jurer par le Christ^ la
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plèbe chrétienne ne les eut crus fidèles que si elle les avait vus dégradés et mendiants.
A ce moment, il est visible que Tempire et l'Église travaillent à revenir d'une surprise; César se montre plus avancé et meilleur chrétien que le concile de Nicèe; il oppose concile à concile, évêque à èvêque.
La révolution chrétienne, trahie par ses chefs, prise en flagrant délit d'apostasie et de contradiction, est en péril.
330* Juillet. Constantin reçoit les ambassadeurs d'Ethiopie» de Perse et de l'Inde.
337* SIO maU Mort de Constantin à Nicomédie. Ses frères, &t& neveux^ auxquels il avait fait quelque part dans l'empire, sont massacrés. Ses trois fils régnent seuls. Le Christianisme n'a rien changé dans les habiludes des Césars. -— La posses- « sioQ de l'empire réglée, la guerre est reprise contre les Perses.
Les chrétiens ont canonisé Constantin, les païens le mettent parmi les dieux. Après lui, la même cérémonie est répétée en faveur de ses successeurs. — Les Grecs regardent Constantin comme leur fondateur et leur héros : c'est a lui juste que commence la corruption définitive de la chrétienté.
— A partir de Constantin, l'épiscopat est maître de Tempire; les princes les plus despotes, en apparence, à l'exception de Julien, ne sont que les instruments des partis qui divisent les évêques, les exécuteurs du Christianisme épiscopal. Le Césarisme s'est livré. Les affaires de l'empire et de l'Église sont indissolublement unies : il est absurde de les distinguer, comme ont fait, à des points de vue difi'érents, Fleury et Gibbon.
Rien de plus aisé donc que de reproduire dans le récit cette identité; mais pour ne pas sortir des bornes de ce travail, et en même temps pour ne rien omettre, il faudra faire des dénombrements complets, qui trouveront leur place, soit à des dates spéciales, soit dans les réflexions générales (voir plus bas, année 394). Consulter, pour tout cela, le Dictionnaire des hérésies, le Dictionnaire des conciles, les grands ouvrages de chronologie, les Recueils de lois romaines^ etc. etc.
Cette époque et les suivantes, jusqu'à Ta chute de Boniface VIÏl, est celle où doit principalement s'instruire le pro* ces du Christianisme épiscopalet papal.]