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MORT DE L'EMPIRE

Concile de Gonstantinople. Théodose pacifie FEglise en donnant raison aux nicéens ; ce fut chose facile. L*aria« nisme était devenu presque antichrétien, en s*appuyant sur la cour, et en offrant la chrétienté au bon plaisir impérial. Théodose fit donc une chose logique et nécessaire en se soumettant, empereur, au jugement de l'Eglise, et en reconnaissant la prépotence du Christ sur César : en cela, il mérite des éloges. Mais il immola le Césarisme et égorgea Tempire. Après lui, ce sera fini ! On ne peut Taccuser; le sacrifice était devenu le moindre des maux.

— Mort d'Athanaric, roi des Wisîgoths, (Cf. Gibbon, 641.) Concile d'ilquilée. (FI., IV, 400, 454.)

3@:d. Théodose est forcé de concéder aux Goths des terres dans la Thrace.

Troisième concile de Gonstantinople ; Grégoire de Nazianze refuse de s'y rendre, disant que les conciles d'évèques sont plus propres à augmenter les maux qu'à les guérir. (Fleury, 465.)

— Concile de Rome.

— La veuve Paule et ses filles, protectrices de lérôme. Gratîen seconde de son mieux les inclinations catholiques

de Théodose; il fait enlever du sénat la statue de la Victoire^ ce qui fait faire à Zozime un calembour contre le Christianisme. Païens et chrétiens s'accusent réciproquement des maux de l'empire.

383. Janvier. — Arcadius,âgé desix ans, associé à Tempire par Théodose.

Loi de Théodose contre les relaps.

Juin, — Quatrième concile de Gonstantinople.

Juillet, — Loi contre les hérétiques, toujours de Théodose.

Septembre. — Gratien , à force de dévotion chrétienne, néglige les soins de Fempire et perd entièrement l'affection des soldats. Maxime est reconnu dans la Grande-Bretagne; il passe la mer, les légions se réunissent àlui en foule; Gratien est abandonné par tout le monde ; les villes même lui ferment leurs portes. Enfin il est tué. Justine, mère de Yalentinien II, envoie alors Ambroise , évéque de Milan, pour traiter de la paix avec Maxime. Elle conserve la régence de ritalie, de l'Afrique et de toute la Grèce. — Théodose adhère aussi aTélévation de Maxime.

Soulèvement des peuples celtiques (?). — Commencement du royaume de Bretagne, dans TArmorique : Conan I", roi.

384. Renouvellement de la paix avec les Perses : règne de Sapor II.

— L'hérétique Priscillien est mis a mort par Maxime; sa mort ne fait que donner plus de force à sa secte.

Théodose fait fermer tous les temples païens.

Requête de Symmaque, gouverneur de Rome, pour le rétablissement de l'autel de la Victoire. — Réponse d'Ambroise.

Mort du pape Dumase : remplacé par Siricé.

385. Décrétale du pape Sirice : célibat ecclésiastique. Jérôme quitte Rome, et va s'établir à Bethléem , suivi de

Paule et Eustochime.

Ruine du paganisme par Théodose. (Cf. Gibbon et Fleury.)

Démêlés de Justine, mère de Valentinien II, avec Ambroise, évéque de Milan,

Thémistius, orateur grec et philosophe.

386-398. Révolte de Gildon, Maure, en Afrique. (Cf. Gibbon, t I, p. 698.)

386. Octobre. — Invasion des Gruthungiens ou Ostrogoths. Ils sont défaits au passage du Danube par Théodose. Les restes de leurs tribus transportés en Phrygie et en Lydie.

— Ëpiphane, évéque de Salamine, en Chypre.

AN 394 APRÈS JÉSUS-CHRIST. î277

Persécution de Jusline contre les nicéens. — * Aoibroise lui résiste.

Chant ambroisien. (Fleury, IV, 421.)

— Trailé d'Ambroise sur les mystères ^ d'accord avec les catéchèses de Cyrille de Jérusalem. (Cf. Fleury.)

— Commencements d'Augustin. Il enseigne la rhétorique à Rome.

Commencements de Jean Chrysostôme, aAntioche.

Un passage des œuvres de saint Jean Chrysostôme prouve qu'à cette époque TEglise d'Antioche comptait 100,000 fidèles, dont 3,000 pauvres entretenus aux frais de la communauté. Or cette ville, la plus ancienne de la chrétienté, comptait au moins 500,000 habitants. Donc le christianisme était a peu près la sixième partie de la population de l'empire, depuis Constantin.

387. Les divisions sociales créaient en Italie une chance aussi belle pour déposséder Justine et Yalentinien que celles qui avaient déjà fait le succès de Maxime contre Gratien. Justine essaie de la retenir de nouveau en lui députant Ambroise, qui échbue dans sa négociation.

Caresses de Maxime à Ambroise, k Martin et aux évêques. Ce sont des tribuns redoutables , qui disposent à leur gré des populations I Maxime n'en reçoit que des grossièretés et des insolences. Pareille chose arrive a Théodose. (Cf. Amphiloque, 383.)

Février. — Sédition d'Antioche. Clémence de Théodose.

Août. — irruption de Maxime en Italie,fuitede Yalentinien le jeune. — Maxime rétablit l'autel de la Victoire ; — comme il défend de maltraiter les juifs, les chrétiens disent qu'il est devenu juif aussi.

— Théodose se prépare à la guerre. Partage de l'Arménie entre deux rois Arsacides.

388. Théodose, en roi dévot, avant de s'avancer contre Maxime, sévit contre leshérétiques.— Il s'avance ensuite par la l'annonie, défait, dans deux combats, les troupes de Maxime, ot le saisit dans Aquilée , où tout le monde l'abandonne. L'incapacité politique et militaire de Maxime fit presque tout

â78 / CÉSÀRlSMÊ ET GËRISTÎANÎSME.

le succès de Théodose. La famille de F usurpateur est exterminée , et Tempire d*Occident rendu à Yalentinien le jeune.

Théodose, à la suite de cette expédition, aholit de nouveau l'autel de la Victoire ; la synagogue des juifs est brûlée par les chrétiens. Rome se convertit en masse. (Cf. Gibbon, 677.)

Les Francs passent le Rhin et ravagent la Gaule.

— Ambroise blâme Fempereur de ne pas permettre que les évéques et les moines saccagent les temples des païens et les synagogues des juifs.

389. Arbogaste , gouverneur des Gaules , pour Yalentinien II, se lie avec les Francs. — Commencement de la royauté lombarde ; Agalmond , fils d'Aron, premier roi.

— Lois de Théodose contre les manichéens ; il ordonne de les chasser de partout.

Destruction des temples en Syrie, en Egypte, dans les Gaules; Martin, le fameux évêque, se signale dans ces expéditions avec des brigades de moines.

Destruction du temple de Sérapis à Alexandrie. (Gibbon 680-81.) On trouve dans les caves de ce temple des machines comme sous un théâtre. — Séditions et troubles. (Cf. Fleury, IV, 626, 638.) Fleury place le fait à l'an 391. Quid?

— Condamnation de Jovinien , dans un concile tenu k Rome. (Cf. Fleury.) Jovinien, surnommé TAristippe et TÉpicure des chrétiens, soutenait que la religion et la volupté n'avaient rien d'incompatible.

Concile de Milan, sur la même affaire.

390. Sédition et massacre de Thessalonique. (Cf. Gibbon et Fleury.) 7,000 morts, tués dans un guet-apens.

Pénitence de Théodose.

Ainsi la puissance césarienne est décidément au-dessous de la puissance épiscopale. L'évoque, armé de l'excommunication, met l'empereur hors l'Église , hors la loi. Insensiblement une puissance supérieure à celle de César s'est créée, c'est la puissance populaire, reproduite sous une nouvelle forme.

Discipline ecclésiastique % cette époque. (Cf. Fleury, 610, 616.)

Lois de Théodose contre les moines.

Loi du même contre les pédérastes.

— Les mUsaliens soutiennent que la prière vaut mieux que les sacrements. (Fleury, P. IV, 616.) Quid? Où en étaient alors les sacrements ?

391. Guerre entre les peuples du Nord, Bretons, Irlandais, Danois d'une part; et les Norwégiens , Suédois, etc., de Tautre. La victoire reste à Haquin, roi de Suède.

Concile de Capoue.

Troubles li Antioche au sujet de Tévéché. Flavien.

Le sénat de Rome demande à grands cris le rétablissement de Tautel de la Victoire et proteste contre la persécution chrétienne.

302. 15 mai, — Le comte Arbogaste, commandant des armées de Valentinien le Jeune, le fait étrangler et il proclame empereur un homme à lui, Eugène, rhéteur estimé, honnête homme, qui s'empresse de déférer aux vœux du sénat de Rome, en rétablissant Tautel de la Victoire.

— Les auteurs ecclésiastiques vantent la chasteté de Gratien et Valentinien H ; il est remarquable que cette chasteté chrétienne ait eu pour complément un défaut complet de virilité et de capacité politique.

Juin. — Loi de Théodose contre les hérétiques. Fleury, 645.

Octobre. ^ Autre loi du même contre le paganisme : le culte des dieux est assimilé au crime de lèse-majesté.

Théodose, on peut le dire, livra l'empire aux évéques et la société au Christianisme.

— Jérôme dresse le catalogue des livres ecclésiastiques ; il écrit contre Jovinien et Jean de Jérusalem.

— Prudence, Espagnol, poète chrétien.

393. Pendant toute cette année, et une partie de la suivante, Théodose se prépare a la guerre contre Arbogaste. — Amitié et brouille de Ruûn et Jérôme, au sujet d'Origène. ^^ Réaction du paganisme sous Eugène. (Cf. Fleury, IV,679.)

— Voyage d'Ambroise (id., 680.)

— Concile d'Hippone, contre les agabes. (Fleury, IV, L. XIX, n* 41, et tome V, page 30.)

304. Théodose part pour Tltalie; bataille d*Aqiiilée, 6 septembre, où Théodose, défait le premier jour par Arbogaste, est vainqueur le lendemain, par la défection d'un corps de troupes de Tarmée d'Eugène.

Cette victoire achève la déconfiture du paganisme. — Te pouvoir ecclésiastique règne partout sans obstacle, jnsqu*à ce que Tidolâtrie soit pleinement terrassée, et que la guerre ne puisse plus avoir le polythéisme pour prétexte. — Les peuples s'accoutument à suivre la loi de TEglise, k mépriser la loi civile; à prendre leurs évêques, autorité de leur choix, et suivant leur cœur, pour recours contre Tautorité séculière; le spirituel balance le temporel, en attcndantqu'iirabsorbe et le rejette à son tour dans l'opposition.

Batailles gagnées par le Christianisme, depuis ht persécution de Galérius :

l*" Bataille de Rome, ou Saxe Rubra, gagnée par Constantin sur Maxence, 28 octobre 313.

2" Bataille d'Andrinople, gagnée par Licinius sur Maximin, 30 avril 313.

3*" Bataille de Gébalis, gagnée par Constantin sur Licinius, 8 octobre 315.

4** Bataille de Mardie, id., id., même année.

5* Bataille d'Andrinople, perdue par Licinius, 3 juillet 323.

6* Bataille de Chrysopolis ou Gallipoli, 324.

7° Bataille de Chalcédoine, id.

8** Bataille de Mursa, gagnée par Constance sur Magnème, 28 septembre 358.

90 Bataille perdue par Magnence en Dauphiné, 353.

10" Défaite de Procope, 366.

Il** Défaite de Maxime à Aquilée, 388.

12° Défaite d'Eugène à la bataille d'Aquilée, 394.

Douze grandes batailles, sept guerres civiles en 82 ans ; à la suite de l'anarchie des trente tyrans et des querelles qui suivirent l'abdication de Dioclétien. Voilà le bilan militaire du christianisme. Dans ce bilan ne sont pas comprises les guerres et défaites dans lesquelles le christianisme n'a été engagé qu'indirectement : exemple, la lutte des fils de Cons-

AN 403 APftÈS JÉSUS-CHRIST. 281 ,

fantin, la réaclion de Julien, etc., etc. — Il faudrait dresser ce compte*

Faire un dénombrement des conciles — et en général pour toule cette période de 325 k 476, procéder par dénombrements de batailles j révoltes, guerres civiles ^ conciles ^ hérésies, schismes, lois^ édits, décrets, etc., etc. — Des chiffres, des nombres, des résumés, placés chacun au lieu le plus convenable du récit. — Faire aussi des listes de pères^ papes ; de leurs OMî?ra^e*, canons, lettres^ etc., etc.

La société profondément divisée; la dévastation des nionuments, une ochlocratîe formée; un état dans TËtat; le monachisme; une situation révolutionnaire sans principe, car le principe de Jésus est persécuté dans les donatistes et circoncellions ; — sans conduite, puisque le gouvernement est celui des conciles (382) le pire de tous, au dire de Grégoire deNazianze; sans but, puisque désormais tout objet temporel est exclu du christianisme, qui dit, comme la philosophie de Schelling, qu*îl n'a rien en soi d'empirique, d'utilitaire, de séculier, etc.

Le christianisme apparaît en ce moment comme une conspiration contre l'humanité : il condamne implicitement le mariage par l'encouragement donné au célibat, k la virginité et a la moinerie ; il condamne les emplois, le commerce, l'industrie, l'état militaire, la richesse, la science, etc.

— Concile de Bagaïa en Afrique, 24 avril (Fleury, 695), au sujet des donatistes.

— Concile de Constantinople, septembre, sur un différend d'évèques.

Épître canonique de Grégoire de Nysse.

Commencements d'Augustin, né en 355, manichéen, jusqu'k 32 ans, fait prêtre en 391 ; cette année, il écrit contre les donatistes. (Cf. Fleury, 692.J

— Paulin de Noie est fait évêqne malgré lui par le peuple. Zèle, fanatisme, sottise de masses christianisées.

305* i7Ja/iî?ier. — Mort de Théodose. L'empire est définitivement partagé en deux parties indépendantes. Arcadius, âgé de vingt ans, règne sur l'Orient ; Honorius âgé seulement

282 GÉSARISME ET CHRISTIANISME.

de dix ans sur FOccident; autant et plus incapables que les fils de Constantin ; avec eux fleurit le pouvoir des eunuques, déjà si grand sous Constance et Théodose.

Rufin est ministre d'Arcadius; Stilicon, d'Honorius.

La rivalité des deux ministres devint pour les deux empires une source de calamités. Rufin appelle les Huns et les Goths, qui pénètrent jusqu'en Achaie. Stilicon se retire dans les Gaules, et fait la paix avec les Francs. Mort de Rufin, assassiné par les soldats de Gainas (27 novembre), officier goth, envoyé par Stilicon au service d*Arcadius. Ce jeune empereur est complètement dominé par sa femme Endoxie, beauté bel esprit, qui met en combustion Constantinople.

— Stilicon fait brûler les livres Sibyllins. Que ne donnerait-on pas aujourd'hui pour les lire I

Cessation du calcul des Olympiades.

Invention des caractères arméniens, géorgiens et albaniens.

Loi d'Honorius en faveur de TEglise : création des privilèges.

— Ferveur monastique. (Fleury, V, 1-28.) Division parmi les donatistes (7 d. 29.) Augustin est fait èvèque d'Hippone.

Révolte des Goths : ils marchent sur la Grèce.

396. Passage des Thermopyles par Alaric, roi des Goths, et prise d'Athènes. Stilicon marche contre lui, le presse dans le Pèloponèse et le laisse échapper.

Cessation des mystères d'Eleusis, et destruction du temple de Cérès par Alaric.

Frigitille, reine des Marcomans, se convertit au christianisme.

— Macrobe, philosophe et littérateur latin.

Trois lois contre les héritiques.

39V* Gouvernement d*Eutrope k Constantinople (Gibbon 771). Eutrope fait sommer Stilicon de quitter la Grèce et le déclare traître à l'empire.

Le gouverneur d'Afrique, Gildon, qui, depuis 386, s'était rendu k peu près indépendant, mais qui continuait de fournir

le tribut de blé k Honorius, passe du côté d'Arcadius. — Le sénat de Rome condamne Gildon, comme traître à l'empereur.

Loi d'Honorius, pour les privilèges de TEglise. — Loi d'Arcadîus contre le crime de trahison. (Gibbon, 476, p. 775.)

— Mortel célébrité d'Ambroise, évêque de Milan. (Fieury, V, 36-51. ) — 28 aoî2/. — Concile de Carthagène. (Fieury 57-63).

Dans la fertile Gampanie, 528,642 arpents de terres exemptées dimpôt par les agents de Tempire, vu la désertion et rinculture. (Le juger est environ 28.800 pieds anglais carrés =267-5; soit 1412, 776, 371 mètres carrés ; ou 141,277 hectares 6371 mètres.)

398* Élection de Ghrysostôme à Constantinople. 26 /évrier. (Cf. Gibbon.)

Guerre d'Afrique contre Gildon : sa défaite et sa mort.

Alaric, retiré en Ëpire, traite avec la cour de Constantinople, qui le déclare maître de Tlllyrie orientale et roi des Wisigoths, et s'apprête à le lancer sur l'Italie, contre Honoriusl....

Loi d'Arcadius contre les hérétiques. (Cf. Fieury, V, 66.)

Autre loi du même pour la protection de TÉglise. (Fieury, 67>

Troubles des donatistes. — 8 novembre, quatrième concile de Carlhage, (Fieury, V, 74-82.)

Loi contre les asyles. (J(i., 82.)

L'Afrique rentre sous le pouvoir d*Honoriu8, qui fait en même temps fortifier la Grande-Bretagne contre les Écossais.

— Célébrité d'Hypathie, fille du philosophe Théon d'Alexandrie; elle invente l'aréomètre, enseigne les mathématiques et l'algèbre. — Les chrétiens d'Alexandrie, l'accusant de magie, la firent périr en 415.

Un oracle répandu parmi les païens dit que la religion chrétienne ne doit durer que 365 ans. — Ces 365 ans, suivant le calcul d'Augustin, devaient finir à Tan 398, ce qui, selon lui, démontrait la fausseté de l'oracle.

300« Gainas, chefs des Goths et commandant des armées

!i84 CÉSàRISME et CHRISTIANISME.

d*Arcadius, excite un des dieux Tribigild k se révolter en Phrygie et à demander la destitution d Eutrope. Chute de ce ministre. Janvier,

Loi d'Arcadius, 43 juillet^ contre les temples païens. — Loi d^Honorius contre les statues et les temples. — Les Vandales n'auront que les restes des chrétiens.

Une émeijte de païens en Afrique coule la vie k 60 chrétiens.

Ëgill, roi de Danemark, contraint Armand, roi de Suède, k lui payer un tribut.

Vararane, roi de Perse, est tué par ses sujets; il a pour successeur Izdegarde.

4MMI» Conspiration et chute de Gainas, 20 juillet. {Gibbon, 778.)

Alaric et Radagaise pénètrent en Italie et s'avancent jusqu'à Ravenne. Honorius est sur le point de leur abandonner ritalie; il en est empêché par Slilicon.

5° Concile deCarthage. —(Fi., 94.) Polémique d'Augustin contre les donatistes. (96-109.) — Concile de Tolède, septembre, au sujet des priscillianistes et agapètes, 110-il2.

Paulin de Noie invente les cloches. Art chrétien !

Némésius, évèque d'Ënièse, entrevoit la circulation du sang.

Commencement de l'architecture gothique. (?)

Rufin, traducteur d'Origène, est condamné k Rome par le pape Anastase. Acharnement de l'Église contre le savant d'Alexandrie; Jérôme se justifie de l'avoir loué.

Commencement des maronites sur le mont Liban.

SIÈCLE d' ATTILA.

Après le siècle de Constantin, le siècle d'Attila; après le christianisme, les barbares.

401. Les Vandales, descendus de la Baltique, s*arrêtent un instant dans la Dacie et la Pannonie et s'apprêtent à pénétrer en Espagne.

, AN 405 APRÈS JÉSIÎS-CHKIST. tîS.S

Démêlés de Jean Chrysoslôme çivec rimpératrice Eudoxie et les ariens. Caractère farouche, violent, insociable. -

— Concile de Carthage au sujet des donatistes.

— Affaire des Grands frères,

— Claudien, poète latin, flatteur de Stilicon. (Cf. Gibbon.) >&OS. Concile de Milève en Afrique — affaire épiscopale. 4[03. 29 mars. — Alaric est défait par Slilicon à Pollentia

en Italie. Il se retire de Tautre côté de l'Adriatique, et se rejette sur l'empire d'Orient. Ainsi la division de l'empire amène fatalement Fantagonisme et livre les deux empires à la merci des barbares.

— Nouvelle querelle entre Chrysostôme et l'impératrice Etidoxie. Mauvais courtisan, il fait beau jeu aux ariens, et cempromet son Église par un zèle indiscret, — il est déposé.

-n Concile de Carthage.

— Dispute entre Jérôme et Augustin sur la Sainte-Écriture et les fraudes pieuses.

— Ëpiphane de Chypre; ses livres contre les manichéens et les ariens.

— Concile du Chêne, Chrysostôme est déposé, puis rétabli aussitôt.

404. Triomphe d'Honorius à Rome. Il abolit les spectacles de gladiateurs. Puis il fixe sa résidence à Ravenne.

— Nouvelle querelle entre Chrysostôme et l'impératrice Eudoxie ; il est envoyé en exil. Un incendie dévore, la nuit de son départ, le palais d'Arcadius et l'église. Symbole de Fagitation que cause cette affaire dans la chrétienté. (Cf. Fleury, presque tout le livre XXI.)

405* Stilicon traite avec Alaric, lui donne le commandement de l'IUyrie, et le lance sur Arcadius.

Pelage, à la lecture des confessions de Saint-Augustin, commence à revendiquer les droits de la liberté. (Cf. P. Leroux. Encyclopédie nouvelle et Épître de Paul aux Romains,)

Opposition de la liberté et de la grâce. La doctrine d'Augustin est le dernier coup porté k la pensée révolutionnaire du Christ.

— Polémique de Jérôme contre Vigilance, qui s'élève

S86 XÉSAliiSME ET CHRISTIANISME.

contre le culte des reliques. — Loi d'Honorîus contre les donatistes.* (V. 262.) — Nouveau concile k Garthage. — Réclamation des Occidentaux en feveur de Ghrysostôme. Intrigues.

4I06. Radagaise entre en Italie avec 400,000 Scythes; il est défait par Stilicon, secouru par les Goths et les Huns réunis.

Les Vandales (401) sont d'abord battus par les Francs; puis, ligués avec les Alains et les Suèves, ils sont vainqueurs à leur tour, et ravagent les Gaules jusqu'en 416. Gonfusion et extermination mutuelle des barbares, pour la possession de Tempire qui ne se défend plus. L'Orient est ravagé par des brigands isauriens.

409. Goncile de Garthage: contre les évoques de cour, et non résidents.

— Lois d^Honorius (16 novembre) pour TÉglise : il confirme les privilèges des clercs : — elles furent» dit Fleury, le fruit de la défaite de Radagaise.

Désolation de la Gaule : Marc, Gratien et Constantin sont élus successivement empereurs dans la Grande-Bretagne. (Cf. Gibbon, 720.)

— Établissement des Âlains, Suèves et Vandales en Espagne.

406-413. — Les barbares commencent à former des établissements dans Tempire.

Les Vandales en Espagne, les Goths dans l'Aquitaine, les Burgondes à l'ouest du Jura, songent à se fixer, las de courses et de pillages. L'administration impériale se désorganise, l'organisme centralisateur se brise nécessairement dans un état dont les communications sont coupées en tout sens par l'invasion. Derniers recours des âmes asservies et démoralisées, les évêques deviennent partout les premiers magistrats; la société civile s'affaisse; le pouvoir épiscopal grandît de la misère universelle. La municipalité, c'est révéché.

— Théodose II célèbre les quinquennales. Son oncle Hoporius avait triomphé trois ans auparavant.

AN 408 APRÈS JÉS^US-CHRIST. ^Sl

Quels arguments pour Symmaquel Oui, c'est bien le christianisme qui achève Fempîre. Comptons. '

Constantin, pour faire triompher le parti chrétien, détruit les armées impériales : Rome, Andrinople, Gibalis, Mardie, Andrinople (bis), etc., etc.; ses fils, divisés sur la question du Verbe, déchirent l'empire par la théologie; la réaction chrétienne soulève la révolte païenne; et quels lâches princes, qu'un Constance, un Arcadius, un Honorius. Valons iotroduitles Goths dans Tempire; Gratien et Vaientinien II, se font chasser pour leur bigoterie ; Théodose n'a guère de vigueur que contre les païens et les hérétiques; son abominable postérité amène partout l'invasion!... c'est le siècle de l'Église, le siècle de Constantin !...

4U>8. Pêle-mêle général.

Les généraux d' Arcadius sont battus pai» les Goths. --Mort d' Arcadius, remplacé par Théodose jeune, âgé de huit ans.

Constantin, proclamé empereur en Bretagne, 407, fait César, son fils Constant, et l'envoie en Espagne, qui est bientôt soumise. Lui-même établit a Arles, le siège de son empire.

Alaric, dirigé par Stilicon, rentre en Italie et exige une contribution. La trahison est découverte; Stilicon est mis à mort avec son fils et son beau-père, 23 août (408). Cette tra- ^ hison de Stilicon et de Rufin, qui tous deux livrent l'empire aux barbares, semble Taccomplissement du vœu chrétien^ qui, dans ]*Apocalypse, appelle sur Rome Gog et Magog. La vieille politique romaine est oubliée et méconnue, il n'y a plus que des intrigues de dynasties, d'eunuques, d'évéques, de chefs barbares et de femmes.

Le supplice de Stilicon n'arrête point Alaric, qui se joint aux Huns et vient mettre le siège devant Rome. (Cf. Gibbon^ 729-744.)

— Héraclien, gouverneur d'Afrique, se révolte contre Honorius (?) (Cf. Gibbon, 760.)

— La mort de Stilicon sert de prétexte aux donatistes et aux païens d'Afrique pour désobéir aux dernièreé lois d'Honorius. — Concile de Carthage à ce sujet; lettre d'Augustin à

OJyiupius, successeur de Stilicon, son ami,— On a du temps pour les querelles religieuses ; on ne fait rien contre les barbares.

Sédition de Calame, en Afrique, pour cause de religion.

Lois d'Honorius cotitre les juifs et les hérétiques, et païens. (Cf. Fleury, 280-281.)

4i09. Alaric, moyennant rançon, lève le siège de Rome ; et bientôt il reçoit un renfort considérable de troupes par Tarrivée d'Ataulphe, son beau-père. Le ministre d'Honorius, Olympius, manque à la foi jurée; un détachement de 6,000 légionnaires, reste des armées impériales, est massacré parlesGoths; un secours de 10,000 Huns les remplace et entretient Topiniâtreté d'Honorius.

Deuxième siège de Rome par Alaric.

— Proclamation d'Attale, prétendant porté par le parti polythéiste pour le Sénat ; à la demande d' Alaric, guerre entre Attale et Honorius. — Héraclius refuse de reconnaître cette élection et affame Tltalie.

Révolte de Jérôme, comte d'Espagne, contre Constantin : il donne à Maxime le titre d'empereur, et bloque Constantin dans Arles.

Ligue entre la Grande -Rretagne, TArmorique et les Francs contre les barbares.

~ Loi d'Honorius contre les mathématiciens (25 janvier). — Autre loi du même contre les donatistes. (Fleury, 285.)

Entrée des Vandales en Espagne ; les Alains et les Suèves les suivent.

Concile de Rr^gue, Braccara, en Lusitanie (Fleury, 369).

— Cassien se retire dans les Gaules et fonde deux monastères à Marseille.

4iO. En ce moment, il y a neuf, tant empereurs que césars, pour se disputer et ruiner au reste Fempire romain : Arcadius, Honorius, Constantin, Constant, Gérôme, Maxime, Attale, Jovin et Sébastien.

Alaric, qui s'était rapproché des Alpes, inquiété sur ses derrières, rebrousse chemin, et vient pour la troisième fois mettre le siège devant Rome.

La ville est prise le 24 août. 410 (Cf. Gibbon).

Puis Aiaric va mourir à Rhège. Ataulphe lui succède.

Rome assiégée par Porsenna 507 avant.

— par Coriolan 489 —

Prises de Rome par les Gaulois 389 -—

— par les soldats de Marius. . 87 —

— par Vespasien 69 a|)rès

— par Aiaric 410 —

— par Ataulphe 413 —

— par Genséric 455 —

— par Ricimer 472 —

— par le connétable de Bourbon 1525 —

Défaite des prétendants, Gérôme, Constantin et Maxime.

— Règlements pour le soulagement de Tltalie. (Cf. Gibbon,759.) — Honorius exempte d'impôt les biens de TÉglisel.. Voilà l'occupation des empereurs!...

— Gédaire, paysan, déifié par les Daces pour sa force.

-T- Zosime, alchimiste, enseigne publiquement le secret de faire de Tor. — Zosime, historien des empereurs. — Sulpice Sévère, historien ecclésiastique. — Avienus, Espagnol, traducteur des Phénomènes d'Aratus, etc.

— Fondation du monastère de Lérins, par Honorât. (Fleury, V, 610.)

— Incursion des barbares en Syrie, Phénicie, Palestine, Arabie, Egypte.

— Ordination de Pissian : spéculation. (Fleury, V, 298.) — LtOis contre les donatistes. (Fleury, p. 307.)— Extorsions' de révoque Théodose. (Fleury, p. 308.)

411. Jovin et Sébastien sont proclamés empereurs, se joignent à Sarus, chef de Goths, puis sont défaits et tués par Ataulphe. — Mort de l'usurpateur Constantin, 18 novembre, (Cf. Gibbon, 762.) — Pulchérie, sœur de Théodose le Jeune, âgée de 16 ans, se charge du gouvernement de l'empire.

— Conférences de Carthage, au sujet des donatistes. (Cf. Fleury, 309-335.)

290 G˫ARISME ET GHRISTUI^ISME.

— Syneïus, évéque de la Cyrénaïque, de la race de Lycurgue. (FI. V, 335-347.)— Olympiodore, historien.— Théodose de Mopsueste, philosophe déiste.

411 d. Héraclîus (408) se déclare indépendant en Afrique.

Fondation du royaume des Wisigoths, à Toulouse, par Ataulphe ; ceux de Pannonie reçoivent en même temps le nom d'Ostrogoths.

L'Arménie est partagée entre les Perses et les Grecs. — Célestius étend la doctrine de Pelage; il prouve qu'il y a eu des honnêtes gens avant TEvangile, et qu'il peut y en avoir encore sans TÉvangile; conséquemment que TÉvangile est inutile. (Cf. Fleury, 361. Concile de Garthage k ce sujet.)

Concile de Cirtha au sujet des donatistes.

Lettres d'Augustin. (349-359.) — Lettre a Marcellin, sur la politique. — (Fleury, V, 354 et 371).

— Confirmation des privilèges de TËglise par Honorius. (Fleury, 367.)

413. Fondation du royaume de Bourgogne, par Gondicaire. (FI., 368.)

Rome est prise et pillée pour la deuxième fois par Ataulphe 1 Son mariage avec Placidie amène la paix ; le chef barbare se retire et va assiéger Marseille.

Héraclien arrive d'Afrique avec 700 vaisseaux et 30,000 hommes. Flotte et armée sont détruites par Marin, et Fusurpateur tué. (Cf. Gibbon, 760.)

414. Loi de Tbéodose II contre les sabbatiers ou protopaschitesl...

— Saint Augustin compose son livre de la Cité de Dieu. (Cf. Fleury, Y, 372-382.) — Sermon contre les pélagiens. (388-393.)

414. Pulchérie^ sœur e Théodose II, est nommée Auguste. Une fille dévote remplace les puissants empereurs I (786.)

Les Wisigoths, battus par Constance ^ général d'Bonorius, évacuent la Gaule et passent en Espagne. (<Sf. d., 764.)

— Lois d'Honorius contre les donatistes. (Fleury, V^ 383-384.)

Afî 417 APRÈS i£&nS-CHRIST. S9i

-* Livre de Pelage à Déinédrîade (3S5, 308).

— Augustin, sur VOi^gine de Vâme (394, 39e).

— Fin du schieme d'Antioche, qui avait duré 35 ani, (Cfc swprà 329 ; Fleury, V, 421.)

415. Mort d*Ataulphe, tué avec ses eofaots k Barcelone; il a pour successeurs d'abord Sigaric, puis au bout de sept jours Wallia. (Gibbon, 765.)

Les Armoriques, la Narbonnaise et TAquitaine retournent aux Latins.

Izdejarde, roi de Perse, se fait chrétien. — Ce roi barbare n'est pas le premier qui copie les empereurs,

Nouvelle dédicace de l'église de Sainte-Sophie.

-^ Jérôme écrit contre les pélagiens. (Fleury, 399, éll.)

Concile de Jérusalem sur le même sujet. (Ibid.)

Invention des reliques. (416, 417.)

Sédition li Alexandrie • causée par la rivalité de la puis» sance civile et de la puissance épiscopale. (418*420.)

416. Placidie, veuve d'Ataulpbe, obtieut d'Honorins la paix pour les Wisigoths, qui sont ainsi reconnus paisibles possesseurs de TEspagne. Elle épouse ensuite Constance, vainqueur de ses sujets (414),

Honorius reçoit son deuxième triomphe (404).

— - Loi de Théodose jeune contre les parabolains (Fleury, '420*21); ^ révoquée en 40S.

— Écrits de Pelage. (Fleury, V, 427.) — Conciles de Carihage et de Milève, contre lui.--* Correspondance ëpiseopale à ce sujet. On voit par cet exemple, et beaucoup d'autres« comment les évêques se mettaient d'accord entre eux, lors* qu'une doctrine venait à surgir dans la chrétienté.

— * Décrétale dlnnocent, pape« sur les sacrements^ (Fleury, 433, 434.) — Lettre du môme à Aurélius, sur les ordinations (427).

L'épiscopat tourne à la papauté. Après une rivalité de quelques siècles, entre les métropolitains de Jérusalem^ Alexandrie, Antioche, Constantinople, Bjome, la viUe italique remporte*

4Li.y. Défaite des Alains et des Vandales, par Wallia«

292 CÉSÀRISME ET CHRIST! AlilSME.

roi des Visigoths. Après tout, si Tempire romain avait pu^ jouir d'une vie intérieure, les barbares n'y eussent pu entrer jamais. L'iuvasion ne fut qu'une avalanche, qui ne laissa même pas de traces, après quelques années. Elle ne devînt sérieuse qu'en se rendant permanente. Les barbares eussent pu suffire à détruire les barbares.

— Zosime, pape. Richesse de TÉglise romaine. (Fleury, 439.)

— Augustin sur la Trinité, et contre Pelage (440, 464 ^ 450, 457).

— Exaspération des donatisles (444, 450).

— Concile de Carthage, au sujet des pélagiens (462, 465). 418. Pharmund, roi des Francs, premier de la monarchie franque ou française. — Sa législation. (Cf. Buret de L.)

— Concile de Carthage contre les pélagiens. ( Fleury, 465, 468.) — Rescrit d'Honorius contre les mêmes. Condamnation des mêmes par Zosime (470.)

— Livre d'Augustin sur la Grâce (474). — Du même sur le Péché originel (476). — Lettres du même à Optant et a Marcelin (480).

Acharnement universel contre la liberté. Empereur, pape, évêque, personne n'en veut plus. Anathème solennel à la liberté.

Juifs convertis, et autres miracles a Minorque, par les reliques de saint Etienne. (Fleury, V, 488-498.)

Affaire d'Apiarus : les évêques d'Afrique ne reconnaissent plus l'appel au pape, ni celui des prêtres et clercs d'églises a révêque voisin I (Fleury, 499.)

Par conséquent ils affirment l'indépendance des évêques, au moins en ce qui concerne l'administration, la juridiction, la discipline I...

— Mort de Zosime: le préfet de la ville, Symmaque , défend au peuple d'intervenir dans l'élection. Cela n'em pêche pas le clergé de se diviser et d'élire simultanément deux papes (décembre. Fleury, 500, 502.)

Éclipse de soleil, totale, 49 juillet; effroi général. Cône lumineux dans le ciel, durant quatre mois.

4liO. Schisme k Rome. (501, 506.)

Concile de Garthage au sujet de Taffaire d'Apiarus, 25 mai (506, 511). Un tremblement de terre renverse en Syrie des villes et des villages.

Apparition de Jésus-Christ dans les nuées. Croix lumineuses ; on attend la fin du monde. Correspondance à ce sujet entre Augustin et Hésychius. (Fleury, 514, 515.)

— Rescrît d'Honorius contre les pélagiens (518-521.) Traités d'Augustin àesNoces etdela Concupiscence {M6-bîi). Lettre de Boniface aux évcques des Gaules (520).

Mort de Wallia, roi des Visigoths ; règne de Théodoric 1" à Toulouse.

Établissement des Bourguignons. {Gibbon, 766.)

4ldO. Constance, général d'Honorius et époux de Placidie, est associé à Tempire.

Mort d'Izdegarde, roi de Perse i guerre contre Vararane son successeur, et Théodose II. Les Perces unis aux Sarrasins sont défaits.

— Religion des Subiens. ou Mandaïstes , produit incestueux du christianisme et du magisme.

— Doctrine de la spiritualité de Tftme. — Livre d'Augustin à ce sujet. (Fleury, 526.)

Mort de Jérôme^ 91 ans.

Orose, Histoire universelle. — Isidore de Péluré. — Jean Cassior, Histoire ecclésiastique.

Époque de Merlin , le célèbre enchanteur breton.

431. Constance est fait empereur le 8 février et meurt en juillet II eut le temps de faire démolir k Garthage un temple de la reine du ciel.

— Mariage de Théodose II avec Eudoxie, fille du philosophe Léonce; ce mariage avait été arrangé par Pulchérie et tourna mal. — Théodose II, crétin couronné, plus crétin que son père et son oncle.

Derniers écrits d'Augustin contre les donatistes. (Fleury, V. 529-535).

Les pélagiens sont condamnés en Orient: tout marche d'accord contre la liberté (535)*

«4 GÉ8AAI9HE ET GHRI^TIAIflSME.

Poriécution en Perse, provoquée par Abda^ (541). Marie Égyptienne (536).

— Contestation entre Théodose jeune et Boniface 1" anr l'autorité de Tévéque de Rome (554-557).

429« Paix entre les Perses et les Grecs.

Ravages des Huns dans la Thrace.

Rivalité de Gartinus et Boniface, généraux d*Honoriu8, le premier en Espagne, le deuxième en Afrique.

Publication de la loi saliqae. Bst^e que les barbares jouent aux législateurs 7

Lettres de Boniface, au sujet des élections ecclésiastiques en Grèce. (Fleury, 556.) — En Gaule, en Italie, partout il revendique le privilège de TÉglise de Rome (557}«

4dd« Mort d*Honorius, iô août, hydropique.

Jean, primicier des notaires, se fait d'abord reconnaître, et règne un an et demi. Yalentinien III, Agé de 5 ans, fils de Placidie et du général Gonstancet est proclamé à Constantînople (Gibbon, 792.)

Plusieurs lois rendues, au nom de cet enfant, en faveur de rÉglise. (Fleury, 559.) --- Lois de Théodose II, de la même année, pour le même objet. (Fleury, tt6S«)— La sagesse dit: Per me régis régnât

Conférences de Gassien sur la vie épiseopale. (neury, 609.)

— Xénophon d'Ëphèse et Gharitott, auteurs de romans erotiques: c^est phénoménal, k une pareille époque.

4d4« Commencement de Venise sur les lagunes de TAdriatique.

Une armée de 100.000 Perses, fuyant les Grecs, se noie dans FEuphrate.

^ Contestation entre les évêques d'Afrique et celui de Rome, au sujet des appelants, ^l\n déclarent ne vouloir plus souffrir d'appel. — Faveur des papes pour les appelants. (Fleury, 559-565.)

Miracles divers. Augustin refuse un legs (574.) -«• Les donations aux églises furent d'abord parfaitement accueillies du peuple, qui en profitait; il ne prévoyait pas^que ces

AN 4S8 APRÈS JÉSUS-CHRIST. SdS

biens immobilisés finiraient par être le patrimoine du parasitisme...

Ceux qui crient contre la communauté, qui en 420 poursuivaient les donatistes et les circoncellious, ont bonne grâce d'approuver les donations au clergé !...

4kZ^m Défaite et mort de Teiupereur Jean : Valentinien est reconnu seul empereur d'occident sous la tutelle de Placidie.

Dans cette dynastie, ce sont les femmes qui héritent du courage du fondateur. Malheureusement elles ne peuvent monter k cheval.

Rivalité d*Âétius et de Boniface.

Les Vandales d'Espagne pillent les îles Baléares et fondent la piraterie. — Les Latins se retirent définitivement de la Grande-Bretagne. — Siège d'Arles, par Théodoric, roi des Goths; Aétius le force d*en lever le siège.

— Compétition entre le peuple et le clergé pour la nomination des évéques (Fleury, 583); le primat de Gonstantinople aspire, comme le pape de Rome, à la suprématie des églises de l'empire d'Orient.

4âMm Publication du code de Papinien. •-» L'empereur Valentinien ill ordonne que, lorsque les opinions seront différentes entre les jurisconsultes, on suivra celle de Papinien,

— Livre de la Correction et la grâce^ et du Libre Arbitre par Augustin. (Fleury, V, 684» 593.)

<fid7« Intrigues de cour : Boniface» appelé par Placidie et averti perfidement par Aétius, refuse d'obéir; la cour de Ravenne alors le déclare rebelle et envoie des troupes contre lui. Boniface, pour se défendre, appelle les Vandales, dont il avait épousé une princesse. (Gibbon, 795.)

•^ Secte des semi-pélagiens. — Rétractation de saint Augustin. (Ph. 592.) - Lettre à Vital.

4LS^8» Assemblée des sept provinces de la Gaule, (Cf. Gibbon, 770.)

— Les Francs sont défaits par Aétius qui s'empare de la Gaule rhénane.

Mort de Pharmund, premier roi des Francs : son successeur est Clodion, dit le Chevelu*

— Nistorius, évêque de Constanlinople, est réfuté par Cyriljc d'Alexandrie, qualifié saint par l'Église, mais Tun des plus méchants hommes.

— Conférence d'Augustin avec Maximin et Pascentius (601-603).

Lettre décrétale de Célestin, pape, aux évoques de Vienne et Narbonne. (Fleury, 606-608.)

Saint Prosper de Riez, en Aquitaine, attaque la doctrine d'Augustin touchant la grâce; réponse d'Augustin. (Fleury, 614-623.)

— Conférences de Cassien (409).

— Rétablissement des écoles publiques de Constantinople, par Théodose le Jeune.

4d9« mai, — Arrivée des Vandales en Afrique ; (Gibbon, 776), par convention entre eux et Boniface, l'Afrique devait être partagée en trois parties une pour Gon train, l'autre pour Genséric, la troisième pour Boniface. L'évêque Augustin é«rit à ce général pour lui reprocher son crime; l'intrigue d'Aétius se découvre; Placidie n'ose le renvoyer, mais elle supplie Boniface de renvoyer les barbares : il n'est plus temps!.... Pour la seconde fois, la rivalité des ministres (395-410) perd les empereurs.

— L'Irlande embrasse la doctrine de Pelage.

En même temps que l'empire agonisant est livré aux barbares, l'Église est déchirée par les sectes. Opinions opposées de Nestorius et Eutychès. (Cf. Fleury, A. V. I.)

Antagonisme de l'esprit et du symbole; les donatistes (cf. Gibbon, 797) accueillent les barbares.

— Dernier écrit d'Augustin, de la Persévérance,

430. L'Afrique est désolée par les barbares. Boniface,. dont le repentir tardif essaie avec le secours de Théodose le Jeune et de Placidie de renvoyer les barbares, est vaincu par eux et assiégé dans Hippone.

Mort de saint Augustin, 28 août.

— Victoire remportée sur les Huns par les Bourguignons, et sur les Goths auprès d'Arles, par Aétius.

— Fondation de Kiow, par Rii, chef russe (?).

— Les Sarrasins embrassent le christianisme et raecommodent à leur guise; les Bourguignons en usent de même. Autant de races, autant d'expressions chrétiennes différentes.

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