‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 201 sur 365 · IX. ao · texte numérisé non relu

IX. ao

3o6 LE MARCHAND PROVENÇAL.

FORFANVILLE. ^

Bon ? Au contraire , monsieur. Ne aVec un courage bouillant^ j'aspirais à me distinguer; mais ma santé exigeait des soins que madame de Forfanville pouvait seule me rendre , monsieur.

FABRICE

La guerre de l'Amérique vous a depuis ouvert un champ

FORFANVILLE.

Il est vrai* monsieur: mais nos Français étaient sous la conduite d'un homme qui marche à une batterie comme un autre boit un verre de vin, et je n'aime pais cela.* On se fait tuer dans l'occasion, à la bonne heure ; mais on ne la cherche pas.

FABRICE

Prudent aperçu.

FORFAÎTVILLE.

A propos, aimez-vous les femmes, monsieur?

JEROME, bas à Fabrice.

Il faut mentir.

FABRICE

Moi, j'aime la table, et surtout le bon vin.

Bravo, mon camarade..: c'est que j'ai ici quelqu'un... Je vous conterai cela. Madame de Forfanville vient prendre le frais ; faites un tour dans le taillis , je veux la prévenir de votre arrivée. Ce n'est pas que je ne sois le maître, au moins; mais, entre eppux.de qualité , on se doit des égards. Allez , monsieur, allez.

ACTÏ I, SCENE VIL 307

J £ R O M £, en sortant.

C'est ça ; je suis content de vous, et je croîs , morbleu, que vous réussirez. y'-

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