‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 260 sur 365 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

comte qui a vu tout cela. {Haut. ) Il s'est passionné... ( Se reprenant. ^^e me suis passionné pour... {^cherchant^ pour cette aimable enfant, qui répond , par ses caresses enfantines, à l'amour de ses parents. Les attentions de monsieur Charles, sa gaîté pure m'ont également intéressé. J'ai pris des informations qui ont été à votre avantage. Avec quelle ardeur j'ai parlé de vous à mon maître! Avec quel zèle je l'ai prié de placer votre mari! Il l'a promis , et il tiendra parole. En attendant, il vous prie d'accepter cette petite somme pour vos besoins les plus pressans.

CAROLINE

J'accepte avec reconnaissance sa protection et ses bons offices; je refuse son argent. Dites-lui , monsieur, que nous attendrons l'effet de ses bontés , qui peuvent ajouter à notre fortune , sans influer sur notre félicité.

LA FLEURé

Mais , madame , monsieur le comte de Préval ne veut point vous humilier par un présent : c'est un prêt qu'il vous fait , et rien de plus. Il m'a bien recommandé de vous le dire.

CAROLINE

Je ne puis l'accepter à l'insu de mon époux.

LA FLEUR

Rejeter l'argent d'un homme qui veut assurer à votre époux une fortune digne de lui ! perdre peutêtre, et par votre faute, le seul protecteur qui s'intéresse à votre enfant Mais, pensez donc, réfléchissez

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