‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 270 sur 365 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

CHARLES, VERNEUIL fils.

Je t'attendais avec impatience : l'inquiétude est cruelle. Je suis tourmenté, par l'amitié que j'eus toujours pour toi; par la résistance que j'aurai peut-être à lui opposer. Quel que soit le motif qui t'amène ici , quelle que soit ton opinion sur ma conduite, souvienstoi que j'ai pris mon parti, et que je suis inébranlable.

VERNEUIL

Mon frère, je n'ai le droit ni de vous condamner, ni de vous absoudre. Je me garderai bien de prononcer entre mon père et vous. Je ne viens pas forcer vos sentimens; je n'ai pas même l'intention de les combattre; mais je vous aime, parce que vous êtes mon frère; je vous plains, parce que vous êtes malheureux, et des conseils, dictés par l'amour fraternel, ne peuvent vous être désagréables.

CHARLES

Malheureux? oui, je le suis», si le bonheur réside dans les jouissances d'un luxe insolent, et dans ses superfluités ; mais si la vraie félicité tient à la paix de l'ame; si les charmes d'un amour mutUel; si les vertus et la beauté d'une épouse ; si les sensations

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