‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 282 sur 365 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

BAZILE , CAROLINE , Le Comte de PRÉVAL ,

CHARLES , dans le fond du théâtre.

CHARLES

C'est Préval !

LE COMTE

La belle Caroline a de la mémoire. Tantôt elle ne parlait pas ainsi.

4i6 CHARLES ET CAROLINE.

* CAROLINE

C'est qu'il est difficile d'être en garde contre des pièges qu'on ne soupçonne pas.

LE COMTE

Voilà du Charles tout pur : c'est un beau parleur^ dit-on , que ce Charles.

BAZILE

Oui, monsieur, i' parle ben, et pense d' même.

Y.E COMTE

C'est fort bien , c'est fort bien , mon ami : vous êtes décidément l'ami de la maison.

BAZILE

Oui, monsieur, je sis l'ami de la maison, et j' m'en pique.

LE COMTE

Allons , Caroline, soyez de bonne foi. Convenez du moins que c'est une cruelle chose qu'un mari jaloux : ces gens-là voient tout en noir , et l'intrigue la plus innocente....

CHAULES, à part.

Quelle horreur!

BAZILE

Qu'appelez-vous intrigue ? N'y a pas ici de femme à intrigue, entendez - vous , monsieur, et vous êtes un mal-avisé.

Caroline , vous avez fait choix d'un ami /jui s'exprime fortement, et qui n'a pas....

CAROLINE

Ce vernis imposteur dont on décore les vices.

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