ACTE V, SCÈNE IX
B A Z IL B 4 apportant Tenfant.
Je ne savons pas circonloquer , nous , mais j'apportons not' dernier argument. ( Mettant T enfant dans les bras du père de CJiarlesS) V'ià vot' fille , vot' petite fille, v'ià vot' sang, v'ià vos entrailles. Re- <^evez cV innocence qui ne vous connut p|is encore , mais qui bientât vous redemanderait ^n père^ Je ne sommes pas feible , nous , je ne sommes pas flatteur , jo n' vous demandons pas grâce, mais je voulons Jus^ tioQ, et vous, nous la ferez, si vous n'êtes pas* un Ifréyal.(y4 Charles, yil la regarde , il pleure , il l'embrasse. ( u4 Ferneuii père. ) Hé bien, convenez, ventreguenne, qu^ cinq cents lettres de o^ichet n' vous procureriont pas un moment comme sti-ci. ( ^ CfiaV" /es.) Il la rebaise. ( Lui frappant sur V épaule. ) Eh! brave et digne homme , pleurez , baisez et revenez à nous.
VERNEUIL père.
Je ne résiste plus, je ne résiste plus. Pour me défendre aussi long-temps , il a fallu que.... Cet enfant sera la consolation de ma vieillesse qui s'approche ; elle en adoucira les amertumes.
( Tous tombent à genoux. ) BAZILE.
Eh ben, quand j' vous Tons dit, qu'un père est toujours père, et que bon sang ne peut mentir.
CHARLES
Ah! mon père, les expressions me manquent.
V K 11 N E u I L fils.
Que ne vous dois-jc pas !
GAROLIirE.
Ah! monsieur , mon ravissement... mon trouble... ma reconnaissance....
VERNEUIL père , les relevant.
Vous ne me devez rien , vous ne me devez rien. C'est moi peut-être qui ai besoin d'indulgence. Bazile, vous ne nous quitterez plus ; votre franchise , votre loyauté, votre excellent cœur , ne seix)ntpas sans récompense , et vous la recevrez des mains de mon fils. Allons, mes enfans, venez prendre une place.... que vous auriez dû occuper plutôt. Charles, ma maison est la tienne, tu y conduiras ta Caroline, et je lui devrai encore quelques beaux jours. Mes enfans, je ne me suis montré sévère que par excès d'amour, et c'est ce même amour qui nous réunit tous aujourd'hui. Les honnêtes gens m'approuveront, je l'espère; le suffrage des autres m'est indifférent.
Fllf I>E CHARLES ET CAROLINE.