‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 342 sur 365 · SCENE Vril. Soi · texte numérisé non relu

SCENE Vril. Soi

M O N D O R ^ drant une bourse.

Marton ?

MARTOK.

Monsieur ?

MONOOR.

Vois-tu oetle bourse ?

MARTOÎf.

Oui, monsieur.

MOITDOR.

Elle est à toi, si tu veux...

MARTOir.

Si je veux vous tourmenter, iCt mentir. Tu ne sais rien?.

Rien du tout.

MON DOR

En ce cas, je garde ma bourse.

M A RT ON, avec huikiear.

Vous avez raison, monsieur; on est si souvent trompé par ceux quW a bien payés, qu'il est naturel de se défier de ceux même qui disent la vérité.

^ MONDOR

Ah ! Marton est piquée.

MARUDN.

Piquée pour un peu d'or! Vous méconnaissez mal.

MondorI Ah! tu n'aimes^ pas l'argent? Si cependant fe te donnais ma bourse.;..

5otà L'AMOUR ET LA RAISON.

MARTON

Je la prendrais , monsieur.

M.ONDOR.

C'est bien honnête.

MLARTOW;

Mais aussi^ tranquillement que je vous ai vu la remettre dans votre poche.

Hé bien, prends , c'est le présent de noce.

MAR.XON.

Et si par hasa'r,d la noce n'a pas lieu?

MONDOR

En ce cas^là, j'aurai donné sans condition, {^i part.) Dumont a raison : elle est fine! je gagnerai davantage à m'expliquer avec la maîtresse.

MARTON

Monsieur se parle à lui-même ?

.MONl>OR.

Je dis que j'ai la plus grande envie de voir ta maîtresse.

MARTON

Vous n'attendrez pas long -temps, monsieur, la voici.

SCÈNiE IX.

Page 1