‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 343 sur 365 · SCÈNE IX. 5o · texte numérisé non relu

SCÈNE IX. 5o

HORTEN&E, contrainte.

Je VOUS attendais avec impatience.

mo'ndor.

Jetais, madame, plus impatient que vous encore.

HORTENSE

Je vous dois des excuses , monsieur; une légère indisposition

MONDOR, finement.

Je le sais, madame, je le sais laissons cela, et

parlons d'abord de ce qui vous touche personnellement. Voilà votre portefeuille, je vous le rémets dans un état que vous ni moi n'osions espérer. Votre fortune était incertaine; elle est assurée maintenant, et de ce côté ma tâche est remplie.

HORTENSE, prenant le portefeuille. ■

Mille grâces, monsieur....

MON DO R

Il me reste à parler d'un aiticle qui peut-être n'intéresse que moi.

HORTEWSE.

Que VOUS, monsieur?

MONDOR

Ou qui, du moins, m'intéresse plus que personne; notre mariage, madame.

MARTOKifà part. •

Ah! voilà le diable.

HORTEWSE.

Vous n'avez plus d'intérêts qui ne soient les miens , monsieur, et un hymen qui peut assurer votre félicité , doit remplir tous mes désirs.

5o4 L'AMOUR ET LA RAISON.

Doit remplir! {MaHi. );Mob qœui' me dit de ¥âus croire.

HORTENSE

Et votre délicatesse vous.ejn fait une loi.

Supérieurement raisonné, madame. Cepeaadaiit,}é veux vous mettre à votre, aise. Vous m'avez promis votre maîn dans. un de ces momehs où la douleur ferme l'ame à toute autr^ sensatkoou Mes soins j mes services vous ont fait pçrsévér^r dans ce de^in ; .mais }e suis loin de prétendre que vous mettiez plus d'importance à ce que j'ai fait pour vous , que je HTy en attache moi-même : je suis loin d'abujser de voire consentement, de vpti'e recoi^naissance, pour vous imposer des lois qui pèseraient à votre cœur.

HORTENSE, embarrassée.

Qui pèseraient à mon coeur? le croyez- vous, moai-

sieur ? . •

MARXON, à part.

Il aurait tort.

M.OJNDOR,

Il ne s'agit pas de mon opinion, madame ; c]est de votre bonheur futur qu'il faut nous occuper. J'aicin-: quante ans , je ne suis pat beau^ et j'ai des défauts tout comme un autre.

HORTENSE

J'ai ^ussi les miens, monsieur; et si vous exigez une épouse parfaite....

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