MONDOR, AUGUSTE
AUGUSTE
Sérieusement , monsieur , vous Taimez éperdument ?
MONDOH.
Cela vous étonne ?
AUGUSTE
Au contraire , monsieur ; mais c est que votre amour
MOUDOH.
Mon amour...
AUGUSTE
C'est que votre amour
MONDOR
Ne s'accorde peut-être pas avec vos désirs secrets. A votre âge , monsieur, on aime facilement; à votre âge, on est fort aimable ; mais à votre âge , on ne se marie pas, ou l'on a tort.
AUGUSTE
On se marie bien au vôtre, naoqsieur.
MONDOR
On a peut-être tort aussi : cependant la comparaison n'est pas juste.
AUGUSTE
Pour ceux qu'elle humilie.
M O N D O E , avec aœ feinte culère.
Monsieur, vous me tenez des propos
AUGUSTE, avecfierté.
Vous blessent-ils , monsieur ?
MONDOR , à part.
Il est brave; voyons s'il est délicat. {Haut. ) Avant de nous brouiller tout-à-fait , ne serait-il pas prudent de nous entendre , et de nous expliquer ?
AUGUSTB.
Soit, monsieur, expliquons-nous: vous aimez Hortense, et je l'adore ; vous l'épousez, et moi
MONDOR
Jusqu'ici je ne vois pas de raisons qui puissent me faire renoncer à sa main.
AUGUSTE
Vous n'en voyez pas, monsieur..*., moi, j'en vois mille.
MONDOR
Ah ! ^ !
AUGU STe!
Et une seule doit suffire.
MONDOR
Hé bien , monsieur, voyons cette raison.
AUGUSTE
C'est que.... ( jà part. ) Non , elle ne me le pardonnerait jamais.
MONDOR
Enfin , cette raison ?
AUGUSTE
C'est que....
C'est qu'Hortense vous aime , peut-être ?