‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 357 sur 365 · MONDOR, AUGUSTE · texte numérisé non relu

MONDOR, AUGUSTE

AUGUSTE

Sérieusement , monsieur , vous Taimez éperdument ?

MONDOH.

Cela vous étonne ?

AUGUSTE

Au contraire , monsieur ; mais c est que votre amour

MOUDOH.

Mon amour...

AUGUSTE

C'est que votre amour

MONDOR

Ne s'accorde peut-être pas avec vos désirs secrets. A votre âge , monsieur, on aime facilement; à votre âge, on est fort aimable ; mais à votre âge , on ne se marie pas, ou l'on a tort.

AUGUSTE

On se marie bien au vôtre, naoqsieur.

MONDOR

On a peut-être tort aussi : cependant la comparaison n'est pas juste.

AUGUSTE

Pour ceux qu'elle humilie.

M O N D O E , avec aœ feinte culère.

Monsieur, vous me tenez des propos

AUGUSTE, avecfierté.

Vous blessent-ils , monsieur ?

MONDOR , à part.

Il est brave; voyons s'il est délicat. {Haut. ) Avant de nous brouiller tout-à-fait , ne serait-il pas prudent de nous entendre , et de nous expliquer ?

AUGUSTB.

Soit, monsieur, expliquons-nous: vous aimez Hortense, et je l'adore ; vous l'épousez, et moi

MONDOR

Jusqu'ici je ne vois pas de raisons qui puissent me faire renoncer à sa main.

AUGUSTE

Vous n'en voyez pas, monsieur..*., moi, j'en vois mille.

MONDOR

Ah ! ^ !

AUGU STe!

Et une seule doit suffire.

MONDOR

Hé bien , monsieur, voyons cette raison.

AUGUSTE

C'est que.... ( jà part. ) Non , elle ne me le pardonnerait jamais.

MONDOR

Enfin , cette raison ?

AUGUSTE

C'est que....

C'est qu'Hortense vous aime , peut-être ?

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