‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 124 sur 441 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

BERTRAND, seul.

Non, mais j'dis, n'y aurait qu'à l'i conter ça... Qu'eu qui sait ? Faustine est si drolette ! M'est avis qu'aile doit culbuter toutes les têtes : Ffieu a d's yeux comme l'père et d's années d' moins. Motus donc jusqu'à la définition.

COUPLETS

Pour plaire , une fillette N'a rian qu'à le vouloir. Est-elle gentillette, On se sent émouvoir.

Vous sourit-elle , on grille , Abusé par l'espoir ; Et , de fil en aiguille , On cède à son pouvoir.

Le pus fou , le pus sage Se laissont engager.

J'sentons ben qu'à nol'âge On court plus d'un danger.

Je bravons tout, je grille, Et par fois un barbon

196 LES Sabotiers.

Peut, de fil en aiguille, Festoyer un tendron.

Bertrand aime Faustine , Bertrand l'épousera.

Près d'sa chienne d'mine Bertrand rajeunira.

A ce mot seul je grille , Et Faustine à son tour Peut , de fil en aiguille , S'trouver bian d'not' amour.

r n' s'agit pus que d'savoir comment que j'nous y prendrons aveuc l'pare Gervais, qui pourrait ben n'pas et' d'not' avis. Faudra... faudra prendre ça d'Ioin. Travaillons en l'attendant. Ça n' s'ra pas la première fois qu' j'aurons trouvé d'bonnes idées dans le fond d'un sabot.

(Il se met à l'ouvrage.)

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