‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 134 sur 441 · SCÈNE IX. âoy · texte numérisé non relu

SCÈNE IX. âoy

FAUSTINE

Des fléaux.

GERVAIS

Des pestes, m'n enfant, des pestes. J'allons t'ga- 1 antir d'tout ça. J'te bâillons à un homme d'not' âge , qu'est encore frais et dispos , et qui t'aime à l'adoration. A c'soir donc les fiançailles , à demain l'mariage.

FAUSTINE, effrayée.

D'main , mon père : c'est près jour.

GERVAIS

Oui , not' fille. On ne peut trop se presser de faire eune bonne affaire.

FAUSTINE

Mais, d'main, mon père

GERVAIS

C'est un coup d'dés que l'mariage. C'n'est qu'après la partie qu'on sait si on a gagné ou perdu.

FAUSTITfE.

La partie est sarieuse, et j'voudrions nous arranger d'manière à n'pas pardre.

GERVAIS, menaçant.

Ah! j'dis, pas d'rémora.

FAUSTINE

Faut au moins l'temps d'connaître l'futur,

GERVAIS

En un mot comme en cent, j'ons promis , et j'tian^^ drons parole. T'obéiras pisque j'te l'ordonnons. Ber^ trand, l'futur, nous attend. J'allons l'charcher, et j'te

2o8 LES SABOÏIERS.

ramenons. Ah ça! à not' retour pas de simagrées,

entends-tu? On n'gagne rian auprès d'nous avec des

grimaces.

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