SCÈNE X
FAUSTINE, seule.
Demain, d'main! c'est près jour. J' voulions bien faire peur à Valentin ; mais, s'marier tout- à-fait......
Qu'eu qu'i deviendrait, c'pauvre garçon?.... Que j'sis
simple de m'occuper de l'i! A-t-i' craint tantôt de m'faire d'ià peine? Un petit ingrat, qui s'emporte sans sujet, qui m'met l'marché à la main.... ça mérite
punition, et je l'punirai ; ma vanité y est interressée. C'est l'père Bertrand qui me recharche ; tant mieux : Valentin m'verra la femme d'un aut' , devant qui 'i n'osera souffler. J'tâcherons d'paraître heureuse , et il enragera à tous les momens du jour , et n'y aura pas de remède , et j'serons pardue pour l'i.... C'est ça qu'est
eune vengeance.... Pauvre Faustine, qu'penses-tu là?
tu seras la femme d'un autre ; mais , c't'autre n'sera-t-i' pas ton mari ? n'auras-tu pas sans cesse devant l's yeux s'tilà qu'tu préfères, et pourras- tu l'voir sans le regretter ? il est jeune , i' s'consolera ; tous les maux seront pour toi , et v'ià où t'aura mené un moment d'dépit.
ARIETTE
Dans un moment d'humeur On maudit ce qu'on aime :
Peut-on navrer son cœur Sans s'affliger soi-même ?