‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 136 sur 441 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

FAUSTINE, YALENTIN, sortant de chez lui. VALENTIN, un peu derrière.

La v'ià ; a' m'a vu et a' retorne la tête.

FAUSTINE

C'est ben dommage , en vérité.

VALENTIN

Oh! a' n'me regardera pas. J'étouffe d'colère.

F A USTINE.

Prenez donc garde de l'fâcher, c'biau monsieu.

VALENTIN

A' croit que j'I'i parlerons l'premier.

FAUSTINE

J'y compte un peu.

VALENTIN

Hé ben! bernique.

210 LES SABOTIERS

FA^USTINE.

Bernique soit. Je tiendrai bon.

VALENTIN

Si je nTaimions pas tant, queu plaisir que j'aurions à Fi lâcher queuque taloche !

FAUSTINE

Vlà pourtant comme i' s'corrige.

VALEWTI^N, s'approchant brusquement.

Savez-vousben,mamselle,que quand.... lorsque.... Suffît. J'savons c'que j'voulons dire.

FAITS ÏI NE, avec dédain.

Ah! c'est vous, mon ami.

Oui, vraiment, c'est nous : vous l'savez d'reste, d'puis eune heure qu'vous nous reluquez là du coin d'I'œil.

FAUSTINE

En vérité? Ah! j'ai ben aut' chose à penser.

V ALENTIN.

Tian! et à quoi qu'vous penseriez-donc? n'allez-vous pas faire la rencharie? J'ons eu tort tantôt. J'nous repentons, j'nous soumattons; touchez là, et qu'tout soit fini.

FAUSTINE

Il est trop tard. J'sis décidée , et je m'marie.

V A L E W T I N , stupéfait.

Bah!

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