‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 144 sur 441 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

VALENÏIN, BRUNO, FAUSÏINE.

ERUNO.

Tian , qu'il est donc drôle ! est-ce qu'il aurait un coup de marteau , c'pauvre cher homme ? ( Faustine. ) La force, entendez-vous, mamselle, la force. Ous êtes belle comme un astre, et attrayante à l'avenant : hé ben ! ça n'y fera rian du tout. Je n'savons pas d'quoi qu'i s'agit; mais, c'est égal, j'obéirons à not' bourgeois. (^Faustine s'approche de Valentin ; Bruno la fait passer de Vautre coté, ) Otez-vous d'ià , mamselle, otez-vous d'ià que j'vous dis. ( Valentin frappe a la porte a coups de pied et a coups de poing. ) Queu sabat qu'i fait donc ! est-ce que le diable l'i est entré dans Tcorps ?

FAUSTINE, courant à Valentin (l).

Valentin! mon cher Valentin!

B R U iS G , la ramenant.

Elle aussi î C'est pis qu'un sort.

F A us TI NE, repassant.

Que je souffre de ta peine !

BRUNO, la ramenant.

Contez l'i ça d'plus loin.

(i) Dans toute cette scène, on peut couper ce qui générait l'action.

220 LES SABOTIERS

V A LENT I N

Veux- tu la laisser, garnement. T'es ben hardi d'toucher seulement sa cotte.

FÂUSTINE,

i^Elle cherche h s'échapper vers le cellier de Bertrand; Bruno lui barre le passage, ) M'iaisseras - tu passer? Bruno la fait reculer vers le cellier de Germis. ) J'passerons.

BRUNO, la poussant toujours vers le cellier de Gervais.

Ous n'passerez pas , c'est du maléfice ! l's avont ter tous la fiavre chaude. ( Faustine se trouve près du cellier de Gervais ; Bruno la pousse dedans^ et Vj enferme, ) A la par fin m'en v'ià l'maître.

FAUSTINE, la tête à une petite lucarne.

Veux-tu m'ouvrir ?

BRUNO

Pas si bête, pas si bête.

V ALENTIN.

N'as-tu pas de honte d'ia traiter comme ça?

BRUNO

Ah ! ben oui , d'ia honte î

VALENTIN

J'sortirons queuque jour, et tu me l'paieras.

BRUNO

Essayez d'vous y frotter.

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