‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 162 sur 441 · DUT^OIR · texte numérisé non relu

DUT^OIR

Seigneur cavalier î Je suis fantassin.

CHRYSOSTOME

Il n'y a pas de mal à cela. Le cheval ne fait p&s l'homme.

D u jy o I R.

Et je porte mon bagage là-dedans.

(Il s'assied près d'une table , et tire une grosse écritoire.)

CHRYSOSTOME

Dans votre écritoire ?

DUNOIR.

C'est une mine entre mes mains.

CHRYSOSTOME

Comment cela ?

DUNOIR.

Je suis poète tragique, ■

CHRYSOSTOME

Ah ! ah !

URSULE

11 ne me regarde seulement pas.

DUNOIR.

Je parcours les Pyrénées; je cherche des sites effrayans; je contemple les horreurs sublimes de la nature ; j'en pénètre mon imagination , déjà nourrie de la lecture des anciens et des modernes.

CHRYSOSTOME

Vous lisez les modernes?

DUNOIR.

Pour éviter leurs défauts.

CHRYSOSTOME

Le motif est louable.

DUNOIR.

Fatigué de leur pompeuse insignifiance, de leur insipide monotonie , je me rapproche des anciens.

CHRYSOSTOME

^ Vous imitez le grec.

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