‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 171 sur 441 · DUN OIR · texte numérisé non relu

DUN OIR

Et quels vers !

LAQUINTE.

Nous apprendrons à nous en passer.

PÈRE JEAN

Affaire conclue. Mon camarade, je suis hussard, si ma chère épouse le trouve bon.

SOEUR THÉRÈSE

Soit fait selon vos désirs, révérend père et mari.

SANS-CHAGRIN

Bravo ! enfans. Le petit coup là-dessus.

( Ils boivent. )

LAQUINTE.

Athlète audacieux, je laisserai derrière moi tous

' r '^SGÈNE XIV. 263

mes rivaux. Je suis venu dans ces montagnes étudier le sifflement des vents, méditer leurs accords aigus et déchirans , et, fier des secrets que j'ai surpris à la nature, je cours les consacrer aux progrès de l'art, mettre les chanteurs à l'orchestre, l'orchestre sur le théâtre , et assourdir l'auditeur émerveillé.

DUNOIR.

Vos intentions sont louables.

L A. Q U I N T E , s'échauffant par degrés .

Je travaille à présent à un ouvrage qui fera le plus grand effet. Orage, enlèvement, incendie, incidens extraordinaires, imprévus et subits, style boursouflé et ronflant, tout le théâtre en machines jusqu'à la rampe , et par-dessus tout cela une musique, ah! une musique d'enfer. Acte premier , du bruit ; acte second , du bruit; acte troisième, du bruit, et je suis porté aux nues. Ecoutez cet échantillon.

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