‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 325 sur 441 · SCÈNE VL · texte numérisé non relu

SCÈNE VL

HERCIDE, seul.

Au moment oii je me croyais sans ressources, la fortune me rapproche d'elle. Je n'ai pour moi que mon amour; mais, il est ardent, impétueux : rien ne lui résistera. Non, je ne me bornerai pas à soupirer, à gémir au pied des murs qui la renferment ; je hasarderai ma vie, je pénétrerai une seconde fois dans le

ACTE ï, SCÈNE VIL 479 sérail; j'en arracherai Atalide... Atalide , que tous les moyens de séduction ont peut-être... Malheureux , qu'oses - tu soupçonner ? Son ame , pure comme le plus beau jour, peut-elle trahir sa foi ?... Non, Atahde m'est fidèle; je la juge d'après mon cœur. Calmons-nous, et réfléchissons un moment. On ne parle à Damas que des rares qualités du hacha ; on le dit juste , généreux , sensible. Peut-être il se rendrait à mes prières; peut-être il trouverait de la gloire à la remettre dans mes bras... Quel espoir vient m'abuser! il l'a vue , il l'adore , et , je le sens, on peut renoncer à tout, hors à sa maîtresse... {^Vivement. ) Pirrha va servir les femmes du sérail; elle est intéressée; je peux disposer encore d'une somme considérable; je donnerai , je prodiguerai , je supplierai... La voici, il faut d'abord la pressentir.

( Il remonte la scène derrière Pirrha. )

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