ACTE I, SCENE VIL 48i
PIRRHA.
D'être d'intelligence.
HERCIDE.
Elle est charmante.
PIRRHA.
Tous les soirs...
HERCIDE.
Tous les soirs?
PIRRHA.
Quand les odalisques seront rentrées...
HERCIDE,
Après ?
PIRRHA.
Je descendrai dans les jardins.
HERCIDE.
A merveilles.
PIRRHA.
Hercide m'y attendra ?
Je me garderai bien d'y manquer,
PIRRH â.
Et nous y trouverons, sans doute, quelque bosquet écarté 011 nous pourrons... parler d'affaires.
HERCIDE.
Croyez que je ne mettrai point de bornes à ma reconnaissance.
PIRRHA.
Ni moi à mon entier dévouement,
HERCIDE.
Ah! Pirrha, ma chère Pirrha,.. ma joie, mon ra- XI. 3t
482 LA LANTERNE MAGIQUE, vissement... Les expressions me manquent... Embrassez-moi.
( Il l'embrasse avec transport. ) PIRRH A.
Je m'étais toujours douté , à son air discret , réservé, qu'il n'aimait pas les jeunes personnes.
HERCIDE, étonné.
Plaît-il?
PIRRHÀ.
Les jeunes filles sont inconsidérées , volages,
HE R GIDE, à part.
Je n'ai pas mal pris le change.
Et puis, le danger des intrigues dans un sérail! des eunuques impitoyables, qui vous expédient un homme dans un tour de main.
HERCIDE, à part.
Je suis enferré ; il faut feindre.
PIRRHA.
Avec moi , tu n'auras absolument rien à craindre.
part.) Je le crois. [Haut.) Ainsi, ma chère Pirrha , nous voici parfaitement d'accord.
PIRRHA, tendrement.
Et pour la vie.
HERCIDE.
parL) La johe perspective! [Haut.) Il me reste un aveu a vous faire.
PIRRHA.
Un aveu! voyons cet aveu... j'aime beaucoup les aveux.