SCÈNE III
PIRRHA, NADIR, ACOMAT, HUSSEIN, Femmes, Suite.
J'ai fait un magistrat, qui d'abord n'imprimera pas le respect, mais qui bientôt commandera la confiance.
Pirrha.) Occupons-nous maintenant des plus chers intérêts de mon cœur. Que pense, que dit, que fait Atalide?
PIRRHA.
Elle attend le moment de la cérémonie....
NADIR, avec une sorte d'inquiétude.
Sans impatierice ?
Et sans effroi. ^
li AD I R. , vivement.
Serait-il vrai?... ,
PIRRHA, à pajpt.
Il faut mentir. {^Haut. ) Le jour s'approche, et déjà ses femmes, chargées d^s plus riches étoffes et des bijoux les plus précieux, se sont présentées devant elle. Elle a souri à la brillante parure , qui va donner un nouvel éclat à sa beauté.
NADIR, impatienté.
Après ?
PIRRHA.
Je l'aimerai, a-t-elle dit à demi-voix; je l'aimerai,
et comment m'en défendre? il est tendre, délicat, généreux ; il a tout ce qui séduit les ames.
NADIR, avec transport.
Femmes du sérail, eunuques, esclaves, je prends une compagne qui règne sur mon cœur, et qui me promet le sien. Je ne veux de garant de sa fidélité que ses sermens et sa vertu; je ne veux près de moi qu'une femme, en qui je trouverai les qualités et les charmes de toutes. Yous, qu'un usage cruel à soumis à ma puissance, vous qui tombiez à mes genoux, et qui me maudissiez peut-être en secret, rentrez dans les droits de la nature, disposez de votre sort, et soyez assurés que mes bienfaits vous suivront partout. Allez.
( Tous sortent du même côté. )