‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 409 sur 441 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

Madame DERVAL , LISE , DERVAL , FORYILLE.

F O R V I L L E , dans le fond.

C'est une extravagance.

DERV AL.

Cela se peut, mais tu t'y prêteras. Elle approche.

MADAME DERVAL, embarrassée.

Je ne sais, monsieur, comment m'excuser auprès de vous.

DERVAL

Vous n'en avez pas besoin.

MADAME DERVAL

Je me suis permis un stratagème....

DERVAL

Agréable pour tous, s'il vous a amusée.

MADAME DERVAL

J^e nom que j'ai pris un moment....

DERVAL

N'est pas le vôtre , je le sais.

Mariée très -jeune à un officier de votre corps

DERVAL

A Derval, je le sais encore, madame.

MADAME DERVAL

Comment, vous le savez!

DERV-AL.

Mademoiselle brodait sur des vers qu'elle m'a dit

398 LES RIVAUX D'EUX-MEMES, être de vous. Vers et broderie , j'ai tout saisi , tout emporté. Enchanté du trésor que je possédais , je courais en jouir auprès de mon ami : jugez de ma surprise lorsqu'il a reconnu l'écriture de sa femme.

MADAME DERVAL, effrayée et interdite.

Ciel ! monsieur serait

DERVAL

Derval; mon camarade et mon meilleur ami.

MADAME DERVAL, avec une profonde tristesse.

Ah! Lise!

LISE, du même ton.

Ah ! oui , je vous entends.

DERV A L, à Forville.

Parle donc.

FORVILLE, passant respectueusement à côté de madame

J'étais loin de vous croire ici, madame; mais, je me félicite d'être auprès de vous quelques instans plus tôt.

MADAME DERVAL, à Lise.

Quel ton !

LISE

Pitoyable, madame.

DERVAL, à Forville.

Plus de vivacité, plus de chaleur.

FORVILLE

Et si j'allais en avoir trop ?

DERVAL

Ne crains rien, je suis là.

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