‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 415 sur 441 · SCÈNE XXIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIL

DERVAL

Point de mauvaise plaisanterie, mademoiselle, s'il vous plaît. (^A Forville. ) Demeure, te dis- je, ou je me fâche sérieusement.

FOllVILLE.

Comme tu voudras. Un pareil tête-à-tête ne peut trop s'acheter. {^Présentant la main à madame DermT) Je suis à vos ordres, madame, et je vous prouverai, par les soins les plus tendres, combien je suis flatté de l'honneur d'être à vous.

Je jette mon masque ; ceci devient trop vif. (^Passant entre Fon^ille et sa femme. ) Un moment, madame. Vous ne savez pas avec qui vous vous retirez.

MADAME DERVAL

Avec un homme fort aimable, que vous m'avez présenté en qualité d'époux.

DERVAL

Mais , c'est qu'il ne l'est pas , madame ; il ne l'est pas du tout.

MADAME DERVAL

Ce que vous me dites est-il possible? Ah! j'en serais au désespoir.

DERVAL

Hé bien, madame, desespérez -vous tout à votre aise. C'est moi qui suis votre mari.

M A DAME DERVAL

Toujours gai, toujours plaisant.

DERVAL

Je ne plaisante pas, et je n'en ai nulle envie.

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