‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 416 sur 441 · XI · texte numérisé non relu

XI

6io LES RIVAUX D'EUX-MÊMES.

MADAME DERVAL

Rappelez- VOUS les preuves positives que vous-même m'avez données. Mon jugement les adopte, et mon cœur les confirme.

Votre cœur ! Vous ne me persuaderez pas qu'un cœur s'anime en cinq minutes.

MADAME DERVAL

Vous m'avez bien juré, vous, que le vôtre s'était enflammé en une seconde.

DERVAL

Cela fait votre éloge.

MADAME DERVAL

Je fais aussi celui de monsieur.

DERVAL, après un temps.

Ma chère amie ?

MADAME DERVAL

Il est familier.

DERV A.L.

Vous m'avez bien l'air de vous moquer de moi.

MADAME DERVAL

Oh! je n'oserais.

DERVAL

J'ai voulu plaisanter, et j'ai eu tort, je le sens. Le plus fm de nous n'est qu'un enfant, même avec la plus ingénue. Mon aimable, ma séduisante amie, vous prétendez me punir. N'est-ce pas vous punir aussi vous-même? Le temps perdu ne se retrouve jamais-

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