‹ Œuvres complètesChapitre 14 sur 414 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

GERMON

Tenez , ne disputons pas : vous auriez toujours raison.

MADAME GERVAL.

Même si je ne vous épousais pas ?

GERMON

Oh ! dans ce cas là , vous auriez tort.

MADAME GERVAL.

C'est un tort auquel il faut vous préparer.

GERMON

Comment? *

MADAME GERVAL.

Mon ami , je vous aime autant que je le puis.

En conscience , vous me devez cela.

MADAME GERVAL.

Et je ne vous épouserai jamais.

GERMON

Madame (ierval ?

MADAME GERVAL.

Je vous dis la vérité en riant.

GERMON

Savez-vous bien , madame , que toute aimable que vous êtes, vous avez des caprices si bien conditionnés •

MADAME GERVAL.

Voilà des propos.

GERMON

Moins piquants peut-être que vos procédés;

3o LA MERE RIVALE.

MA.DAME GE&VAL

Mes procédés sont tput simples. Je vous ai promis ma main, je la retire.

G £ R M G ]f , saUiasant sa main.

Et moi , je la garde.

MADAME G£RVAL.

C'est ce que nous verrons.

C'est tout vu.

MADAME GERVAL.

Une femme de trente ans*n'est pas ce qu'il vou* faut.

GERMON

Au contraire, madame.

MADAME GERVAL.

Vous êtes obstiné ; je le suis autant que vous.

GERMON

La conversation en sera plus animée.

MADAME GERVAL.

Il vous faut une femme jeune, jolie, aimante et docile.

GERMON

Je ne compte point épouser un être chimérique.

MADAME GERVAL.

Cette femme est toute trouvée.

GERMON

Je n'en veux point.

MADAME GERVAL.

Monsieur Germon, je ne me consolerais pas d'avoir compromis celle que je vous propose.

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