‹ Œuvres complètesChapitre 159 sur 414 · SCENE vu: îiS · texte numérisé non relu

SCENE vu: îiS

LE MARÉCHAL- DES-LOGIS, aprè» Tavoir fixée.

Il ne t'en contera pas.

GERTRUDE

Oh! non,' certes; il me respecte, lui.

LE MARÉCHAL-DES-LOGIS

Et tu es très-respectabie. '-

GERTRUDE

Mais ,. ton colonel ne respecte rien.

C'est un jeune homme, il s'amuse.

GERTRUDE

Et sa pauvre petite femme '>

LE MARÉCHAL-DE8-LOOIS

Elle est à Furnes.

GERTRUDE

Une femme si jolie , si aimante !

LE MARÉCHAL-DES-LOGIS

Elle est à Furnes.

gertrudï:.

Et les ab^nts doivent avoir tort, n'est-il pas vrai?

LE MARÉCHAL-DES-LOGIS

Je ne dis pas cela.

GERTRUDE

Mais tu le penses. Ils sont tous de même, et Tamour éternel que vous nous jurez....

LE MARÉCHAL-DES-LOGIS

C'est comme si un homme jurait, en se mettant à table, d'avoir toujours bon appétit.

GERTAUDÈ-

Quelle morale! c'est Satan qui te souffle;

a36 LES DRAGONS EN CANTONNEMENT.

LE MARIÉGUAL-DES-LOGIS

Tu prends tout au tragique, et je me moque de toi.

GERTRUDE

La belle citoyenne sera la dupe de l'aventure, je te le prédis.

LE MAREGHAL-DES-LOGIS

Cela se peut.

GERTRUDE

Ça croit peut-être, comme une autre Judith, séduire nos officiers!

LE MARÉGHAL-DES-LOGIS

Oh, une Française!

GERTRUDE

Elle ne trouvera pas d'Holopherne.

LE MARÉCHAL-DES-LOGIS

Je l'espère.

GERTRUDE

Je t'en réponds. J'écrirai tout au général.

LE MARÉGHAL-DES-LOGIS

Il y a une heure que tu jases, sans me rien dire de positif: que lui écriras-tu?

GERTRUDE

Je n'en sais rien; j'écrirai toujours.

LE MARIÉCHAL-DES-LOGIS

Je te le défends.

Je pars pour l'armée, si tu me contraries.

LE MARÉCHAL-DES-LOGIS

Ah ça, Gertrude, ne recommençons pas.

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