SCENE vu: îiS
LE MARÉCHAL- DES-LOGIS, aprè» Tavoir fixée.
Il ne t'en contera pas.
GERTRUDE
Oh! non,' certes; il me respecte, lui.
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
Et tu es très-respectabie. '-
GERTRUDE
Mais ,. ton colonel ne respecte rien.
C'est un jeune homme, il s'amuse.
GERTRUDE
Et sa pauvre petite femme '>
LE MARÉCHAL-DE8-LOOIS
Elle est à Furnes.
GERTRUDE
Une femme si jolie , si aimante !
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
Elle est à Furnes.
gertrudï:.
Et les ab^nts doivent avoir tort, n'est-il pas vrai?
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
Je ne dis pas cela.
GERTRUDE
Mais tu le penses. Ils sont tous de même, et Tamour éternel que vous nous jurez....
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
C'est comme si un homme jurait, en se mettant à table, d'avoir toujours bon appétit.
GERTAUDÈ-
Quelle morale! c'est Satan qui te souffle;
a36 LES DRAGONS EN CANTONNEMENT.
LE MARIÉGUAL-DES-LOGIS
Tu prends tout au tragique, et je me moque de toi.
GERTRUDE
La belle citoyenne sera la dupe de l'aventure, je te le prédis.
LE MAREGHAL-DES-LOGIS
Cela se peut.
GERTRUDE
Ça croit peut-être, comme une autre Judith, séduire nos officiers!
LE MARÉGHAL-DES-LOGIS
Oh, une Française!
GERTRUDE
Elle ne trouvera pas d'Holopherne.
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
Je l'espère.
GERTRUDE
Je t'en réponds. J'écrirai tout au général.
LE MARÉGHAL-DES-LOGIS
Il y a une heure que tu jases, sans me rien dire de positif: que lui écriras-tu?
GERTRUDE
Je n'en sais rien; j'écrirai toujours.
LE MARIÉCHAL-DES-LOGIS
Je te le défends.
Je pars pour l'armée, si tu me contraries.
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
Ah ça, Gertrude, ne recommençons pas.