SCÈNE XVIII. 25i
espoir ; mais , aujourd'hui , toutes réflexions faites , tu n'es plus digne d'être ma femme.
GERTRUDE
Oui , mais je la suis.
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
Oui, mais.... le divorce?
GERTRUDE
Ah ! tous les saints du paradis ensemble , qu'as-tu dit là ?
LE MARECHAL-DES-LOG.IS
Je dis que je divorce.
GERTRUDE
Comment , coquin , tu divorces !
LE MARÉGHAL-DES-LOGIS, traversant l€ théâtre d*im
air tragi-comique.
Ne VOUS oubliez pas , ma mie ; respectez un homme comme moi. Oui, je divorce, je ne vous connais plus.
GERTRUDE, le soÎTaïKt d*an ^air suppliant.
Quoi ! tu pourrais abandonner ta Gertnide , * ton fouille-au-pot , pauvre , mais honnête ; qui t'a suivi dans les garnisons, dans les camps, et dans les combats ? • -
DE M ARÉCH AL-DES-LOGIS, s'arrétsant.
Quoi ! tu pourrais abandonner un métier nécessaire , par conséquent estimable , et qui nous a nourris l'un et l'autre? Que répondras -tu à un blessé, à un soldat excédé de fatigue , qui te demanderont un verre de vin ? Que tu es la femme d'un capitaine ? Ta réponse impertinente soulagera - 1 - elle leur misère ?
2$a LES DRAGONS EN CANTONNEMENT.
Donne, si tu ne veux pas vendre ; mais sois utile à tes frères.
GERTRUDE, après •voir e]»hni9s« sQn mari avec transport.
Ah, quelle leçon! quelle leçon 1 Je n'en ai pas trouvé de par^Ue dans la vie des saints^ (^Présentant la main à son mari. ) Je garde mon métier.
LE MARIÉCH AL- DES*» I4Q GIS, loi frappant dans la main.
Je gairde nia fenume. Ah ! voilà le général
GERTRUDE
Et ma petite Sainte*Gaire.