‹ Œuvres complètesChapitre 254 sur 414 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

DÉRICOURT, BLINVILLE.

DERIGOURT, gaiment.

Tu vas me trouver un peu enfant ; mais j'avoue mon faible : j'aime à jouir , surtout quand mes jouissances sont intimement liées à celles de ce que j'ai de plus cher. Tu as vu ma femme, tu quittes ma fille, et je te trouve un air de gaîté qui me persuade que tout va bien.

BLINVILLE.

J'espère au moins que ça ira.

DIÊRIGOURT.

Ma femme consent?

BLINVILLE.

Oui, ta femme consent à mon mariage; elle m'a même témoigné sa satisfaction d'une manière infiniment flatteuse, et que je ne dois sans doute qu'à l'amitié qui m'unit à toi.

DÉRICOURT.

Pour ma fille, je suis bien certain....

BLINVILLE.

Elle consent aussi à se marier. Elle m'a ouvert son cœur avec la franchise et l'énergie d'une jeune personne qui aime pour la première fois.

DÉRICOURT.

Hé bien, te voilà, avec tes craintes et ta ridicule modestie !

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