SCENE XII
qu'on aime; on lit ses seritimens dans ses yeux; on presse sa main dans les siennes
EMILIE
C'est-à-dire que le citoyen sait tout. Mon cher Durval, nous sommes joués à notre tour; mais on ne peut l'être plus agréablement. Ma mère a retrouvé son époux ; c'est à présent que je retrouve mon père.
( Elle Tembrasse et s'assied but rottonume. ) LA CITOYENNE THÉVEITlir.
Durval , il reste encore une place qui vous plaira bien autant que celle que vous occupiez tantôt.
DURVAL, «'asseyant.
JMon cher Thévenin me pardonne-t-il l'inquiétude que je lui ai causée?
THÉVEWIBT.
Il n'y pensera jamais que pour vous aimer davantage.
DURVAL, tirant ses ublettes et lisant.
« Tenez votre promesse, et comptez sur ma générosité. » (^ Théi^enin.) Mon ami, approuvez- vous...
T HE VEIflUr , prenant les tablettes et se dictant.
« J'ordonne à ma fille d'être juste. »
EMILIE, donnant sa main à Dnrral.
Et ta fille obéit.
LA CITOTEWirE THÉVEHIH.
Mon ami ! mes enfans ! que le tableau de ce moment soit celui de toute notre vie !
( On finit la pièee assis. )
FIjT DTI DfVORCr.
COMÉDIE
EN TROIS ACTES ET EN PROSE
PERSONNAGES
Acteurs.
Le CORRÉGIDOR d'Urgel.
ALYAR, amant de Léonore.
MICHEL, lieutenant.
ROBERT, soldat.
DUBREUIL, id, DUVAL, id.
LECOURT, Mf.
CARLOS, empirique.
Un OFFICIER de la Sainte-Hermandad.
Français
échappés
des prisons
d*£spagne.
MM. Beaulibu.
Valliehne.
YlLLENEUTE.
FROGi&ES.
Tautin.
CHARPEITTIBm. DOUGET.
PÉLIGIEE.
ROSEVILLB.
LÉONORE , fille du Corrégidor. M™" Douri^.
MARGUEflllTEy gouvernante deLéonore. Péliciee.
UifB AUBERGISTE dUrgel. Hi&irAui.T.
'Personnages niuets.
Cayaliees de la Sainte-Hermandad.
Soldats espagnols.
Les gens de Carlos.
La scène est dans les Pyrénées.
Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théâtre de la Cité-Variétés, le i" nivôse, Tan troisième de la République.
COMEDIE