QUATRIÈME ÉDITION (I67S
On craint toujours de voir ce qu'on aime quand on vient de faire des coquetteries ailleurs. (N® 372.)
On doit se consoler de ses fautes quand on a la force de les avouer. (N» 378.)
^ Ces pensées ont été supprimées par l*auteur dans les éditions de 1671 et de 1678.
PCBLIRRS POUR LA PREMIÈRE FOIS SOUS FORMK DK SIPPLÉHEKT DANS l'ÉDITIOK DE 1693 K
Force gens veulent être dévots, mais personne ne veut être humble.
Le travail du corps délivre des peines de l'esprit , et c'est ce qui rend les pauvres heureux,
Les véritables mortifications sont celles qui ne sont point connues; la vanité rend les autres faciles.
' Douze ans après la mort de la Rochefoucauld, en 1693, parut une nouvelle édition de son livre. Cinquante Maximes, réputées inédites, y furent données en supplément. Aucun avertissement n'an indiquait To^ rigine.
L'éditeur ne remarqua pas que vingt-cinq de ces Maximes avaient été comprises par l'auteur dans l'édition de 1678, les unes textuellement» les. autres avec quelques légères modifications de style.
M. Aimé Martin, dans son édition de 1844 (collection Lefèvre), fil la même confusion. ' .
Nous repro<iuisons les vingt-cinq Maximes qu'avait rejetées la Roche^ foucauld. Quelques-imes d'entre elles , & la hauteur de son esprit d'observation et de son génie, n'eussent pas déparé son Œuvre. S'il eût assez vécu pour en surveiller une nouvelle édition, sans doute il se serait montré moins sévère pour lui-même.
L'humilité est Tautel sur lequel Dieu veut qu'on lui offre des sacrifices.
[1 faut peu de choses pour rendre le sage heureux ; rien ne peut rendre un fou content : c'est pourquoi presque tous les hommes sont misérables.
Nous nous tourmentons moins pour devenir heureux que pour faire croire que nous le sommes.