SCÈNE Vlll
LES PRÉciÎDENTS, e.Tcepté BÉGEARSS.
FIGARO , follement.
Qu'il fasse des libelles , dernière ressource des lâches! il n'est plus dangereux. Bien démasqué , à i)out de voie , et pas vingt-cinq louis dans le monde ! Ah ! monsieur Fal , je me serais poignardé s'il eîlt gardé les deux mille louis qu'il avait soustraits du paquet. (// reprend un ton grave.) D'ailleurs, nul ne sait mieux que lui que, par la nature et la loi, ces jeunes gens ne se sont rien , qu'ils sont étrangers l'un a l'autre.
LE COMTE rembras.se, et crie :
O Figaro!... Madame, il a raison.
LÉON , très-vite.
Dieux ! maman, quel espoir'
FLORESTIINE, OU COmle
Eh quoi! monsieur, n'étes-vous plus...
LE COMTE, ivre de joie.
Mes enfants , nous y reviendrons ; et nous consulterons, sous des noms supposés, des gens de loi , discrets, éclairés, pleins d'honneur. O mes enfants! il vient un âge où les Iionnétes gens se pardonnent leurs torts , leurs anciennes faiblesses ; font succéder un doux attachement aux passions orageuses qui les a valent trop désunis. Rosine (c'est le nom que votre époux vous rend), allons nous reposer des fatigues de la journée. Monsieur Fal , restez avec nous. Venez, mes deux enfants!... Suzanne, embrasse ton mari , et que nos sujets de querelles soient ensevelis pour toujours ! (.-/ Figaro.) Les deux mille louis qu'il avait soustraits , je te les donne , en attendant la récompense qui t'est bien due !
FIGARO, vivement.
A moi, monsieur ? Non, s'il vous plaît! moi, gâter par un \il salaire le bon service que j'ai fait ! Ma récompense est de mourir cliez vous. Jeune, si j'ai failli souvent, que ce jour acquitte ma vie! 0 ma vieillesse , pardonne à ma jeunesse; elle s'honorera de toi. Un jour a changé notre état ! plus d'o{2[)resseur, d'hypocrite insolent ! Cliacun a bienfait son devoir : ne plaignons point quelques moments de trouble ; on gagne assez dans les familles quand on en expulse un méchant.
FIN DF LA Mi:RK COUrAKLE.
$vti*'â&v&#t^******vl&***^***°^^^*^**^^^'^**^^*****'^**^***^*'*****^^
ÏARARE,