FILS
MÉLAC FILS, avec surprise.
Ah ! mon père , vous avez changé d'habit? MÉLAC PÈBE , sans regarder, d'un ton sombre. Voyez si ma chaise est prête.
Vous partez , mon père ?
MÉLAC PÈRE, du même ton.
Oui.
A'ous ne prenez pas votre carrosse ?
MÉLAC PÈRE
JNou.
Vous n'allez donc pas à...
MÉLAC PÈRE
le vais à Paris.
MÉLAC FILS , inquiet.
Un voyage aussi subit...
11 ne sera pas long.
^'annoucerait-il aucun accident .'
LES DEUX AMTS, A
MELAC PÈBE.
Affaires de compagnie.
Ah ! . . . Mais savez-vous qui l'on attend ici aujourd'hui?
MÉLAC PÈRE
Qui que ce soit. Qu'on m'avertisse quand les che- \ aux seront venus.
C'est que cela pourrait déranger...
MÉLAC PÈRE
Rien , rien. Quelle heure est-il?
Il n'est pas midi.
MÉLAC PÈRE
Avant deux heures je suis en route.
Vous ne me donnez aucun ordre , mon père ?
Laissez-moi seul un moment ; je ne puis vous écouter en celui-ci.
MÉLAC FILS , en sortant.
En poste... à Paris... Si promptement!... Un air glacé !... .Te ne comprends pas , moi...
(Il se retire lentement, en examinant son père.)