‹ [Œuvres complètes] (volume 2)Chapitre 34 sur 79 · INTRODUCTION XXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIII

ainsi ». Ce mot de calé, à cette place, a-t-il suffi à accrocher l'appendice qui se trouve dans toutes les éditions? La lettre du 16 mai 1855 à Requien nous a appris qu'il « étudie les Bohémiens depuis quelque temps avec beaucoup de soin' ». Il n'abandonna pas cette étude dans les années qui suivirent, comme il est aisé de s'en rendre compte par trois de ses lettres à Gobineau', ethnologue devenu depuis fameux, qui se trouvait alors, comme diplomate, à Téhéran. La première, datée de Paris, 9 février 1855, 52, rue de Lille, contient ces lignes :

« Je vous envoie ci-joints quelques mots bohémiens qui sont, en Europe, d'un usage général parmi les tribus errantes des calis [sic], depuis la Russie jusqu'à l'Espagne. Peut-être vos Laoties de la Perse les entendront-ils :

Couteau =: tchouri

Pain == manro

Viande = mâs

Eau = pani

Vin = mal

Sel = Ion

Homme = manou-rom

Femme = romi

Garçon = tchavo

Père =z batou

Mère =;: daï

Fille = tchaï

Ane = khel, gui

Cheval = gras, graste, graï

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