Ibid., p
Francisque Michel. b*
XXII INTHODI'CTION
rieux salon où < elle «ivait attirô et retenu autour d'elle n les «'sprits le>^ |»lus divers, des éléments qu'on aurait ■I pu rroire étrangers entn- eux. 1 Knipire et la Royauté, « l'Institut et le grand mon»!»-, des noms (jui, malgré « toutes les catastrophes, restent le type de l'honneur et « de la fidélité, et plusieurs de ceux qui sont, jusqu'en K Aniériquf et partout, la gloire de la Kranee libérale. « (l'était une fusion praticpie, aceonq)lie sans bruit, et on ■1 peut ajouter sans art, puistpie I art ne se voyait pas '... ». Pareil salon rosmopolile plait à .Mérimée, qui sait l'anglais et connaît assez bien les affaires d Aniéri(jue. Aussi l'auteur de ('tiniirn reste-t-il lié avec Mrs. Childe jusqu'au jour où l'aimable femme meurt prématurément en l.S."")(î. Il partage alors la consternation générale. Le cercueil emporte en Amérifjue les restes de Mrs. Childe, tandis (pi'en France on ])leure la jeune femme comme une des nôtres"-'.
u Mais Mérimée ne perd pas la liaison. De 184ô à 1856 il a fré(pienté le salon de Mrs. Childe; entre 18,"i3 et 1861 il a correspondu avec elle et avec son mari. .\ partir de 1861, le fils remplace dans son affection les parents trop tôt disparus '•, et, jusqu'à la veille de sa mort, Mérimée entretient avec lui une affectueuse correspondance. Son âge lui permet d'être pour Fldward un conseiller paternel. K J'ai fait hier une heure de morale à votre fils à qui « j'ai prêché la vache enragée pour laquelle il me semble " avoir peu de goût, écrit-il à sa mère en 1853. Il est " évident. Madame, que vous avez eu trop de part à la « confection de ce garçon-là. Vous lui avez donné votre " esprit et votre grà<e féminine; il ne vit que de poésie Il et d'imagination. Je lui voudrais un peu d ambition et « de positiiismc américain. Je lui ai j)roposé d aller étu- « dier 1 artillerie et le génie à NN'estpoint, pour aller dans