‹ [Œuvres complètes] (volume 4)Chapitre 3 sur 31 · INTRODUCTION IH · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IH

serves à la direction des Monuments historiques de la rue de Valois, et les archives particulières de M. G. Violletle-Duc, qui représentent un énorme labeur, m'ont rendu les plus grands services.

Les lettres adressées par Mérimée à VioUet-le-Duc offrent un double intérêt. Elles donnent des précisions sur les liens qui unirent l'auteur de Colomba au restaurateur de Notre-Dame, et montrent les deux hommes à l'œuvre, soit qu'il s'agisse de sauver nos vieux monuments, soit qu'il s'agisse, dans le domaine théorique, de combattre des doctrines périmées et des préjugés tenaces. Klles évoquent la société du second Empire et elles sont, année par année, le commentaire des événements qui se déroulent en France et en Europe. S'il ne faut point exagérer leur importance, il convient de ne pas les négliger.

Mérimée connut Viollet-le-Duc de très bonne heure. Emmanuel Viollet-le-Duc avait épousé Elisabeth-Eugénie Delécluze, la fille de Jean-Baptiste Delécluze, la sœur d'Ëtienne-Jean Delécluze. M™* Emmanuel Viollet-le-Duc ouvrit un salon dans son appartement de la rue de Ghabanais : tous les vendredis elle groupa autour d'elle un certain nombre d'artistes et de littérateurs ' . Le classique Etienne Delécluze présida ainsi chez sa sœur un petit cénacle romantique où brilla Stendhal. Lui-même reçut chez lui, tous les dimanches, les mêmes amis dans la même maison'-'.

1. J'emprunte ces détails, ainsi que les détails précédents, ù l'ouvrage de M. P. Goût, VioUet-le-Duc, i81k-l819. Paris, Chuuipion, in-4*, 1914, p. fi et suiv.

2. Cf. Delécluze, Souvenirs de soixante années. Paris, M. Lévy,

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