INTRODUCTION XXIII
répugnante de forme et de fond pouvait se lire quelque part, ce n'était pas aux Tuileries, c'était à Rueil ! «
Trois jours après, le 27 septembre, V Indépendance belge publiait à son tour la réplique suivante, insérée dans sa « Revue politique » :
« Il existe à Paris — nos lecteurs le savent, car nous avons été amenés à en citer quelques extraits, pour montrer jusqu'où peuvent aller les turpitudes bonapartistes — il existe donc à Paris, depuis quelque temps... dirons-nous un journal? Non, car nous ne voulons pas faire cette injure à tous nos confrères en journalisme... un carré de papier fondé et dirigé par les plus bas agents de l'Empire. Gela s'appelle V Avenir libéral. Chaque jour, ces insulteurs à gages adressent quelques lignes grossières à V Indépendance . Passons. Les honnêtesgens ne s'émeuvent pas de ces choses-là.
« Mais, dans son dernier numéro, ce carré de papier, s'en prenant à la Liberté de Paris , qui a reproduit, d'après V Indépendance, la nouvelle de Prosper Mérimée intitulée la Chambre bleue, lui déclare qu'elle a été dupe d'une mystification, et que la nouvelle attribuée au défunt sénateur-académicien est une invention belge.
« Nous ne voulons pas que nos confrères de la Liberté puissent se croire, de par notre fait, victimes d'un faux.
« Nous leur afBrmons que la nouvelle intitulée la Chambre bleue a été trouvée, en manuscrit, parmi les papiers des Tuileries, non seulement signée, mais écrite entièrement de la main de Prosper Mérimée. Entre notre affirmation et celle de Y Avenir libéral, nous acceptons nos confrères de la Liberté pour juges. Gomme nous faisons cette déclaration pour eux seuls et non pour répondre à \ Avenir libéral, nous laisserons désormais passer, comme nous l'avons fait jusqu'ici, sans y prêter la moindre attention, les malpropretés que les gagistes de l'homme de Ghislehurst pourront encore vomir contre nous, »