‹ [Œuvres complètes] (volume 5)Chapitre 26 sur 71 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

faut-il penser du couscoussou {sic) ? Y a-t-il encore dans les bazars des curiosités bien baroques et sont-elles à des prix honnêtes...? »

Mérimée demande des détails de plus en plus précis. La toilette des femmes l'intéresse beaucoup, comme le montre une lettre du 18 novembre 1860 :

« ... Etes-vous allée voir les bains maures? Quelles femmes avez-vous vues à ces bains? Je suis porté à croire que l'habitude de vivre les jambes croisées doit leur faire des genoux horribles. Si vous n'approuvez pas leur façon de toilette, je suppose que vous adopteriez le kohl pour les yeux. Outre que cela est très joli, on dit encore que l'usage en est excellent pour se préserver des ophtalmies, très ordinaires et très dangereuses pour les yeux européens dans les climats chauds. Je vous accorde donc mon autorisation sur cet article... »

Jamais il ne possède assez de renseignements. Il en désire encore le 13 décembre 1860 :

« Vous écrivez avec une concision toute lacédémonienne et, de plus, vous avez un papier qui, sans doute, ne se fabrique qu'exprès pour vous. Pourtant vous avez beaucoup de choses intéressantes à me conter. Vous vivez parmi les barbares, où il y a toujours à observer, et vous pouvez voir mieux que personne, à cause de la crinoline que vous portez et qui est un passeport très utile. Malgré cela, vous ne m'avez appris qu'une particularité, que je soupçonnais déjà, encore que vous ne m'avez pas dit ce que vous en pensiez et si vous trouviez que cela fût digne d'être imité. Vous avez dû voir dans les bazars une grande quantité de brimborions, et vous auriez pu les examiner et me rendre compte de ce qui aurait dû me convenir. Enfin vous ne vous acquittez pas du tout de votre rôle de voyageuse. »

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