‹ [Œuvres complètes]Chapitre 26 sur 135 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

tt M""" P. — Vous allez chercher vos exemples parmi des gens que les personnes comme il faut n'avouent pas.

« D. — Mais je n'ai jamais prétendu que Tartuffe fût un honnête homme. Il cherche à se faire passer pour tel, et c'est là le fin du métier. C'est précisément aussi ce que cherche à faire M*"" G... Et vous conviendrez que, quoique l'un et l'autre ne soient pas fort estimables au fond, cependant, grâce à leur savoir faire, ils trouvent des Orgons et se soutiennent assez bien dans le monde devant ceux qui n'ont pas le courage de les démasquer.

« M'"" P. — Autre exagération de votre part, encore. N'allez-vous pas me dire que les petits manèges de M'"" G., que je suis loin d'approuver au moins, sont comparables aux menées de Tartuffe?

« D. — Eh mais!.. Il y a variété dans l'espèce, et voilà tout.

« M'"* P. — Je suis sûre d'ailleurs que vous ne me citeriez pas une seconde personne semblable à celle qui nous occupe.

« D. — Je vois bien, madame, pourquoi vous ne croyez pas aux Tartuffes : c'est que vous ne connaissez pas l'hypocrisie. Elle a tant d'intérêt à n'être point connue, qu'elle change incessamment de forme et prend toujours celle qui déguise le mieux sa nature. Sans parler de la tartufferie religieuse qui, toujours la même au fond, s'enveloppe chaque siècle, chaque année, chaque jour de la couleur à la mode qui lui donne accès partout, je porterai votre attention sur la tartufferie particulière de notre temps, sur ce sentimentalisme qui n'est que de l'égoïsmc déguisé.

tt M""" P. — Eli bii'n? où en voulez-vous venir?

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