‹ [Œuvres complètes]Chapitre 29 sur 135 · INTRODUCTION XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXIX

Dès lors Delécluzc ne s'occupera du Théâtre de Clara Gazul que pour le comparer aux autres essais dramatiques dont il entend la lecture*. Le 9 janvier 1826, il dîne chez Ampère avec Sautelet et Mérimée; avant le repas on lit « une comédie ou tragédie roma/i/i^yMe... sans litre, sans division de scène et dont le sujet est la journée des Barricades à l'époque de la Ligue... De ma vie, avoue Delécluze, je n'ai rien entendu de plus platement

1, Les relations se resserrent entre les deux amis. Le 28 décembre 1825 ils discutent musique chez Gérard avec Delphine Gay, qui les éblouit (le passage a été publié dans la Revue rétrospective , janvier-juin 1889, t. X, p. 170). Le 1" janvier 1826 Mérimée rend ses civilités à Delécluze. « Je suis resté chez moi comme de coutume, écrit celui-ci. A trois heures et demie j'ai eu la visite de Beyie, de Marest, de Mérimée. » Le dimanche 8 janvier, il confie à son Journal l'agréable page que voici : « On s'est réuni chez moi, comme de coutume, à la fin de la matinée. Après la causerie, Mérimée, Sautelet, Ampère et moi nous avons été diner aux Frères- Provençaux, Quoique nous ayons été assez sobres, nous avons trouvé moyen de rester jusqu'à neuf heures du soir à table. La conversation était fort agréablement établie; on a jasé fort longuement; nous nous sommes beaucoup amusés, et cependant il me serait impossible de rapporter ce que nous avons dit. Je me souviens seulement des taquineries que nous avons faites à Mérimée au sujet d'une jeune Anglaise dont il a été fort épris, mariée dernièrement, et qui lui laisse dans la mémoire des souvenirs qui le rendent jaloux. On a parlé des femmes, de leurs cheveux, de l'attrait que cet ornement naturel a pour les amants et de toutes les folies que cela fait faire. Chacun dit son mot; j'ai dit le mien. Nous avons sablé du Champagne et, s'il ne nous a pas réellement donne de l'esprit, il a considérablement augmenté l'indulgence que nous avions les uns pour les autres, car nous nous sommes retirés très satisfaits de ce que nous nous étions dit. » — J'ignore le nom de cette Anglaise; mais elle fut, on le voit, une des premières « amours » de Mérimée. Est-ce miss W..., à laquelle Mérimée fait allusion dans la lettre adressée à Lingay le 21 septembre 1823?

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