‹ [Œuvres complètes]Chapitre 35 sur 135 · XLVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLVI INTRODUCTION

Clara Gazai, Mérimée utilise les œuvres des poètes dramatiques espagnols, depuis Guillen de Castro et Tirso de Molina jusqu'à Ramon de la Cruz et Moratin, celles des romanciers espagnols comme Cervantes, dont le Don Quichotte lui fournit le thème de Inès Mendo, des poètes espagnols comme Ercilla, des historiens, des voyageurs, des auteurs de mémoires espagnols, dont, au reste, il donne parfois des références douteuses. Il connaît assez bien le Romancero général, certaines pièces de Lope de Vega, de Calderon,d'Alarcon, de Moratin..., et, sans étaler une érudition de fraîche date, il la souligne dans ses Notes. Mais sa curiosité ne se limite pas aux écrivains espagnols. Par exemple, les /espagnols en Danemark doivent plus à la Biographie nouvelle des Contemporains et surtout à la Collection des Mémoires relatifs aux ré^'olutions d lispagne d'Alphonse de Beauchamp qu'à Lope de Vega ou à Calderoii. Une Femme est un diable s'inspire plus de Montesquieu, de Voltaire, de Lewis et.de V. Hugo que du théâtre espagnol. \^' Amour africain est une mosaïque où entrent les œuvres les plus diverses, depuis les livres d'Otter, d'Arvieux, de Mayeux... jusqu'aux lettres de lady Montagne, aux poèmes de Byron et aux Lettres persanes. Si, pour le fond, les deux parties de Inès Mendo sont directement inspirées de Don Quichotte, il est facile d'y retrouver un thème cher au xviii" siècle et des détails empruntés aux romans de chevalerie, à Lesage, à Népomucène Lemercier, aux Réminiscences de l'Espagne par le Petit diable hoiteur. Ce Petit diable boiteux, Mérimée le met largement à contribution dans le Ciel et l'Enfer. L'Occasion contient des réminiscences de Calderon, d'Ercilla, de Moratin, de Ramon de la Cruz; elle en contient

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