INTRODUCTION IX
produit dans VA^e du Romantisme^ . Mérimco lut-il à ses amis celte espèce de poème en prose, inspiré de Byron ? C'est probable, la mode étant alors aux lectures en petit comité; mais il est impossible de l'aflirmer. Les Souvenirs de soixante années, comme le Journal de Deléduze, sont muets à ce sujet. Enfin, les 13, 16, 23 et 25 novembre il publie dans le Globe quatre articles sur le Théâtre espagnol. Ces articles n'ont pas d'histoire, puisque, jusqu'à ce jour, on hésitait à les attribuer à Mérimée. En 1824 ils n'eurent pas d'écho, et je n'en ai trouvé aucun commentaire dans la presse.
Tois mois et demi après la publication de ces articles, Mérimée est reçu chez Delécluze et commence aussitôt la lecture du Théâtre de Clara Gazul, qu'il a terminé depuis son retour de Goulommiers, en cette laborieuse année 1824. Désormais Delécluze va nous être un guide précieux et fidèle. Je lui cède la parole^ :
« 13 mars 18'25. jProsper Mérimée, le fils du peintre,
1. Cf. L'Age du romantisme : l'iosper Mérimce, comédienne espagnole et chanteur illyrien, Paris, E. Moiinior, in-4°, 1887, p. 2. — Sur le manuscrit, cf. L'Œuvre de l'rosper Mérimée [Catalogue Ch. De/afosxe, Paris, J. Meynial ^li»20), in-8°, p. 55).
2. M. Toui-neux u résume très succinctement ces lectures d'après le Journal da Delécluze (cf. L'Age du romantisme, ouvr. cité, p. 4). J'avais suivi moi-même de très près le Journal dans la Jeunesse de Prosper Mérimée (cf. t. I, p. 157-161»), sans pouvoir publier le texte intégral. Je crois devoir le publier aujourd'hui avec l'obligeante autorisation de M. Georges Viollet-lc-Duc qui m'a confié le manuscrit. Toutes les citations c|ui suivent sont donc inédites, à l'exception de quelques passages qui ont été publiés dans la Revue rétrospective (t. IX, juillet-décembre 1888, p. 1, 19:^, 25«; t. X.