L.V DUCHESSE faiblement. Et... VOtrC luès
D. ESTEBAN. Je uc pcuse qu'à toi... qu'aux dangers qui VOUS environnent... Inès... elle restera pour calmer l'orage*... si toutefois...
LA DUCHESSE. Ah ! si cllc savait votre dessein!...
D. ESTEBAN. Je trouveiai un prétexte...
LA DUCHESSE. Eh bien! j'y consens. Conduisez-moi seulement jusques à*...
». ESTEBAN. Ne dites pas le lieu où nous nous séparerons.
LA DUCHESSE. Crucl OHvarès ! auras-tu assez de victimes?
D. ESTEBAN. Ne craigucz rien pour moi, j'ai des amis puissans à la cour; mais votre générosité vous exagère le faible service que je vous rends.
i.A DUCHESSE. Moii Dicu ! laites (|ue je sois la seule victime!
D. ESTEHAN. Je coiiiiais les chemins de traverse. Ils seront bien fins s'ils nous rattrapent. Vous ne pouviez prendre un meilleur guide.
LA DUCHESSE. Hélas ! pourquoi suis-je venue ici?
D. ESTEBAN. Grâccs cu soicut rendues au ciel!
UN DOMESTIQUE entrant. Deux lettres pour Mouscigneur. ii sort.
LA DUCHESSE regardant une des lettres. Le Cachct du ministre !
D. ESTEBAN. QuC HlC VCUt-il .* ill donne la lettre à la duchesse
après lavoir lue.) Vous le voycz, je suis mal noté aussi* à la cour. Ils me rappellent, ils veulent que je parte sur-le-champ.
LA DUCHESSE. Obéissez, Esteban, ou vous vous perdez. Vous voyez que vous êtes déjà trop compromis.
D. ESTEBAN. liaison de plus pour ne pas aller me jeter dans les grilles du tigre. Je suis proscrit, quel bonheur!
LA DUCHESSE. Hélas !
D. ESTEBAN après avoir lu laulre lettre. Cette lettre CSt dc
mon ami et du vôtre, Don Rodrigo de Yriarte. Il me mande que l'on me regarde comme non étranger aux troubles du Portugal. On dit que ce n'est pas sans dessein que je suis allé m'établir si près du foverde la révolte... Ah, ah, ah! fort plaisant, on vérité! l"^t c'est eux-mêmes qui m'y ont envoyé !
INÈS MENDO 251
LA oicHissi;. Que je suis malheureuse 1 Je ne sais quel conseil vous donner...
D. ESTEBAN. Nous y réfléchirons ensemble quand nous serons en sûreté. — Mais, chut! voici Inès.